lundi 8 février 2016

Les blessures rouvertes du passé !

Les "ukrops" : une armée d'assassins !

Le monument aux morts de Zaïtsevo témoignent des outrages du passé et du présent
Depuis des mois et malgré le cessez le feu signé à Minsk le 11 février 2015, il y a 1 an, le Donbass continue de subir le feu des soudards ukrainiens qui tirent quotidiennement de façon erratique ou délibérée sur une population civile désarmée...

Le 6 février 2015, avec DONi Press nous nous sommes rendus sur la ligne de front située à Zaitsevo au Nord de Gorlovka, accompagnant une équipe de l'association humanitaire "Vmetse" (ensemble) qui apporte directement son aide aux populations jusque sur la ligne de front.

Depuis plusieurs semaines cette localité qui comptait environ 4000 habitants en 2013, subit des bombardements quotidiens de la part de l'armée ukrainienne postée à environ 1 kilomètre des habitations civiles où 1500 personnes s'accrochent encore à leur sanctuaire. 

Dès notre arrivée, des tirs de mortiers et de lance-grenades automatiques (AGS17) frappent le village où nous sommes. Nous apprendrons plus tard qu'une fillette de 9 ans y a été blessée et évacuée sur l'hôpital de Gorlovka dans l'après midi.

Fusée d'obus de mortier de 82 mm
Autour de nous, les bâtiments portent les stigmates de cette guerre qui depuis 2 ans martyrise la région : murs éventrés, toits effondrés, bâtiments brûlés, jusqu'au monument aux morts qui est criblé d'éclats et dont on se demande si le héros blessé du Passé ne vient pas juste de tomber sous les tirs du Présent.
Au sol de nombreux éclats témoignent de la fréquence et intensité des bombardements et un habitant témoigne que ces derniers ont augmenté sensiblement après l'arrivée d'une nouvelle unité d'ukrops aux drapeaux noir et rouge du Secteur Droit. 

Rapidement, après avoir déposé un premier lot d'équipements humanitaires au bourg, nous nous engageons dans un chemin menant vers la ligne de contact pour apporter directement l'aide aux familles terrées dans leurs maisons.

Protégés par un réseau de tranchées et de bunkers où veillent des soldats républicains engoncés dans leurs casques et gilets pare balles, quelques silhouettes émergent prudemment des maisons calfeutrées au dessus desquelles viennent de siffler les tirs des "punisseurs" ukrainiens..

Nous sommes à 500 mètres des positions ukrainiennes qui surplombent le village, de l'autre côté d'une rupture de relief, et à cet endroit du front, de nombreuses maisons sont abandonnées et d'autres détruites, mais certaines reste malgré la guerre des foyers vivants. 

Sur cette ligne de front brûlante, chaque jour des tirs d'armes automatiques ou d'artillerie visent ces habitants qui tentent d'organiser leur survie dans des habitats renforcés avec des planches et des rondins, mais souvent cela ne suffit pas...

Au milieu du village plusieurs maisons ont été détruites par l'artillerie ukrainienne
Alors qu'officiellement les accords de Minsk imposent un cessez le feu sur le front du Donbass, on peut observer de la part des ukrainiens une poursuite des bombardements et en particulier sur les populations civiles.

A Zaïtsevo, et sans qu'ils ne visent particulièrement des objectifs militaires ou soutiennent une manœuvre offensive précise, les ukrops s'acharnent à tirer chaque jour sur le village, usant de tous les moyens à leur disposition pour tenter de terroriser et tuer des civils désarmés...
Ainsi par exemple, pour la seule journée du 6 février, les ukrops ont délibérèrent visé un un arrêt de bus à l'heure du départ des enfants vers les écoles, le bus échappant que de 2 minutes aux meurtriers. Plus tard dans la matinée, des tirs de mortiers erratiques ont frappé pendant une demi heure les quartiers résidentiels, puis de nouveau en début d'après midi où une fillette de 9 ans a été blessée aux bras et aux jambes par des éclats de shrapnels. Pendant la journée, des tirs de snipers et de lance grenades automatiques ont été également observés sur la ligne de contact dans le quartier visité.. 

Depuis des mois plusieurs tirs directs ont frappé ce hameau, griffant les pierres, fracassant les toitures et les fenêtres de ces maisons nichées à l'ombre des terrils et des talus...
Sortant d'une maison aux cicatrices ouvertes, Oxana une babouchka de 80 ans courbée sous le poids des souvenirs et de la douleur, nous confie avec émotion ses souvenirs d'enfance, quand l'armée d'occupation nazie avait bombardé son village.  

Nous visitons plusieurs ruines et maisons habitées, toutes marquées par des tirs directs d'armes automatiques et grêlées d'éclats d'artillerie. 
Au coeur de ces maisons des enfants aux vieillards, les survivants rasent les murs, traversent rapidement les ouvertures, fenêtres brisées ou clôtures effondrées. 
Et les mouvements automatisés, tantôt prudents tandis vifs et les regards réflexes scrutant au passage d'un angle de mur la ligne d'horizon ennemie, démontrent l'ancienneté de cette menace qui pèse sur les âmes.

Dans une maison où vit une famille avec deux enfants en bas âge toutes les fenêtres de la façade Nord sont brisées et les murs constellés d'impacts de balles. Ces tirs n'ont pas été réalisés au cours d'un combat avec les forces républicaines mais tout au long des derniers avec régularité et précision, alors que pas un seul soldat de la DNR ne stationne à proximité.

La peur et la colère sont palpables chez ces habitants désarmés , qui loin des regards indifférents de l'OSCE subissent 70 ans après la fin de de la Seconde Guerre Mondiale, au coeur de l'Europe, un martyr intolérable.

Les villageois nous montrent les impacts de balles sur les murs intérieurs de leurs maisons, et chacune d'entre elles est la marque d'un assassin qui rôde aux alentours avec la bénédiction des banquiers et des princes occidentaux.

Au bout de la route, les regards attentifs car des tirs de snipers ont repris, un groupe de combat silencieux et calme est posté dans les tranchées, le soldats de la République ont des consignes strictes et ne riposteront qu'en cas de tirs directs reçus par une ennemi identifié.

Un jour prochain, les assassins kiéviens mais aussi les satrapes occidentaux qui, de Washington à Bruxelles, les soutiennent et couvrent leurs crimes devront répondre à la justice des Hommes. En attendant sur cette ligne de front du Donbass, chaque village est la proie des assassins de Kiev, qui profitant du carcan très relatif et hypocrite des accords de Minsk, continuent à vouloir punir le peuple du Donbass d'être lui-même et de ne pas vouloir s'agenouiller devant l'arrogance d'un Occident esclavagiste et décadent.  

Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya

video


Le compte rendu de l'opération humanitaire menée avec B Mectce, le lien : ICI

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