mardi 25 juin 2013

Oyez ! Oyez ! bonnes gens...

Nous sommes en dictature !

La "Pravda" (Vérité) au temps de l'URSS, ou la presse au service de la propagande totalitaire...

Nous vivons une époque étrange, aux rôles et valeurs inversées où les victimes passent pour des bourreaux et les voleurs pour des sauveurs...
La liste est longue, tant sur le plan national qu'international, ne serait-ce que récemment, de l'Irak et ses armes de destruction massives, aux homophobes de la manif pour tous, les mensonges du pouvoir global tente de cacher la tyrannie de sa pensée unique.

Des analystes observent et décortiquent les rouages du système, tel Alain de Benoist, Bernard Lugan, Michel Collon, Jean Claude Michéa ou Alain Soral, ils nous aident à faire tomber les masque de la dictature et surtout a préserver notre liberté de penser et notre sens critique de l'idéologie dominante...

" La dictature, c'est "ferme ta gueule". La démocratie, c'est "Cause toujours" " Coluche

Car ne nous y trompons pas, nous sommes en dictature !

Certes, cette dictature n'est pas de celles du passé, qui hérissaient des barbelés et semaient des charniers du Laos en Allemagne, de la Russie au Rwanda... 
Et pourtant... Ronsard disait, évoquant les métamorphoses de la vie "tout ce qui fut se refait"
Si les méthodes ont changé, les objectifs restent les mêmes: asservir le peuple en lui faisant croire que c'est pour son bien. 
Ainsi, la société de consommation organisée a remplacé la schlague et le knout, faisant passer les tyrans pour des bienfaiteurs généreux... "Panem et Circenses" comme disait déjà le poète Juvenal : donnez leur du pain et des jeux et le peuple sera content, il suivra aveuglément les lois des seigneurs dieux...

Depuis le début de l'ère moderne, nous avons glissé vers un monde bipolaire, manichéen, tant sur le plan politique que géopolitique : le monde est présenté comme un gigantesque western hollywoodien, avec les bons d'un côté et les méchants de l'autre ! 
Et l'évangélisation mondialiste, elle aussi s'est métamorphosée, le crucifix est remplacé par les "droits de l'Homme".

Dans cette manipulation des masses que nous subissons, la communication est plus importante que le discours (surtout quand le politique n'est plus capable d'en avoir !). 

La recette de la dictature moderne, pour imposer sa pensée au peuple hypnotisé devant ses écrans est simple et efficace, elle s'appuie sur les 5 principes fondamentaux interactifs décrits par Michel Collon auxquels je rajoute la "légalisation de la pensée unique" et qui permettent au Pouvoir d'aliéner l'Homme :


1 / DIABOLISER L'ENNEMI

Le diable a été pendant des siècles, le meilleur rabatteur commercial du clergé romain engageant déjà le domaine spirituel vers un définition bipolaire. La tentation de diaboliser l'ennemi existe depuis longtemps mais atteint son paroxysme depuis le procès de Nuremberg. Depuis nous élevons des bûchers pour les Saddam Hussein, Ben Laden, Assad, et Poutine qui menacent le monde libre. Et à l'intérieur de nos saintes démocraties, la critique ne peut donc être que suspecte et doit être taxée par exemple d'antisémitisme ou d'homophobie ... c'est la "Reductio ad Hitlerum" ! 


2 / VICTIMISER L'AMI

Après avoir agit sur la peur, il faut agir sur la compassion naturelle, que 2000 ans de christianisme ont su dompter au profit des puissants. Il s'agit alors de "sauver le monde" de la famine, des tortures, des maltraitances et autres crimes dont souffrent les populations où nous intervenons; apportant à force blocus ou bombardement la panacée "droitdel'hommiste" universelle. Les libyens, égyptiens, irakiens, afghans ou syriens ont certainement du mal a partager notre conception de la "libération" !


3/ CACHER LES INTÉRÊTS

L'altruisme est loin d'être une qualité caractérisant notre monde moderne qui soutient aujourd'hui des régimes totalitaires ou en défait d'autres au gré de ses intérêts et de ses alliances économiques. Jamais dans les médias officiels ne sont évoqués l'uranium du Mali, ou le gaz de la Syrie, et pourtant, ce sont bien ces enjeux majeurs qui nous poussent aujourd'hui à jouer là bas aux apprentis sorciers, et à soutenir en même temps les dictatures saoudiennes ou qatari... 


4/ MANIPULER L'HISTOIRE

La connaissance de l'histoire des Hommes et des Idées permet d'échapper aux propagandes idéologiques des politiciens cupides. En effet l'histoire est la fondation de toute libre pensée, dévoile souvent le dessous des cartes et éclaire les événements à l'aune des idées et des mentalités.  C'est pourquoi les Etats ont cherché depuis longtemps à l'écrire, la contrôler et la travestir pour être glorifiés mais aussi mieux agir dans l'ombre. 
Cela nous conduits aux politiques mémorielles, dogmatiques et aveuglantes, qui nous font oublier les massacres perpétrés aussi  par les victimes désignées dans le passé, mais surtout  tolèrent, voire légitiment leurs crimes actuels:  par exemple la "Shoah" et la politique israélienne actuelle ou les répressions pendant la guerre d'Algérie et les massacres du FLN.
L'histoire présentée dans les médias ou les programmes scolaires n'est qu'une historiographie sélective, servant à coup de mensonges et d'omissions volontaires, l'idéologie au pouvoir et ses intérêts.


5/ CONTRÔLER LES MÉDIAS

Après avoir mis la main sur le système éducatif, via les formations des enseignants et les programmes scolaires, l'Etat contrôle le système médiatique, concentré dans quelques mains serviles et attachées aux intérêts mondialistes. Les rares médias dites d'opposition sont souvent tolérées soit dans une expression partisane extrémiste donc impartiale, ou pamphlétaire humoristique et divertissante donc peu sérieuse. Les journalistes qui défendent le principe de la liberté d'expression pour tous, ou qui essayent de stimuler la réflexion intellectuelle dans des débats d'idées, sont mis au ban de l'information contrôlée et se réfugient souvent sur la toile virtuelle, dernier espace de liberté et d'échanges.


6/ LÉGALISER LA PENSÉE UNIQUE

Le temps des parapluies empoisonnés du KGB ou de la caravane de la mort chilienne est terminé, dans les actes seulement, car aujourd'hui on légalise la tyrannie de  la pensée unique, par le biais de lois dogmatiques qui non seulement figent l'idée mais surtout empêchent sa contradiction.  
Il suffit après, de contrôler politiquement ou professionnellement les magistrats qui sont aux ordres du pouvoir plus que de la justice. Alors le système est verrouillé et protégé par son ministère, devenu celui de l'injustice, qui condamne avec sévérité ou indulgence les coupables, non pas pour ce qu'ils font mais pour ce qu'il sont (principe fondateur des génocides) , comme par exemple ses "jeunes" casseurs des banlieues coupables d'agressions physiques et de destructions volontaires mais relâchés sans condamnation, tandis que Nicolas, opposant politique est emprisonné pour "rébellion" après avoir pacifiquement manifesté contre le mariage pour tous...


Conclusion

La dictature que nous vivons est une des plus terribles, car elle se cache derrière des principes doucereux et hypocrites qui, s'ils ne détruisent pas brutalement les corps, attaquent insidieusement les esprits . 
Mais à mon avis, le plus grave, c'est que cette dictature est internationale, et au service d'un système économiste esclavagiste qui, pour le réduire à l'état de consommateur servile, déshumanise l'Homme en détruisant ses identités civilisationnelles fondatrices.

Cette stratégie orwellienne est lâche car elle s'appuie sur un simulacre de démocratie, limitée au seul suffrage universel qui n'est plus qu'un cirque politico-médiatique où les idées sont exclues des batailles de polochons et des déballages de poubelles. Du coup, le citoyen vote contre un comportement individuel privé plutôt que pour le porteur d'un projet sociétal public. Exit les idées et les débats constructifs, on procède à l'élection du "moins pire", à qui on signe un blanc seing jusqu'au prochain étripage. Exit les référendums on procède à des "sondages d'opinions" contrôlables dans leurs méthodes, leurs public et leurs résultats...

Entre dictature et démocratie, c'est le temps de la "démocrature"

Il nous faut libérer d'urgence de l'emprise du politique, l'Histoire des peuples et des idées afin que revienne la vraie liberté de penser et de débattre qui protègent les nations de l'anéantissement.

Une Britannique, Evelyn Beatrice Hall, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui prête cette phrase, mais qui correspond tellement bien à la pensée de ce grand philosophe de France : 

"Je désapprouve ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire". 

Il est fort à parier que Monsieur Arouet, s'il revenait en France écoperai de la part des bouffons qui se réclament de sa pensée,  plus de censure et de prison que ce qu'il a subi "aux heures les plus sombres de notre histoire".

Mais peut-être n'en sommes jamais sorti et que la vraie Révolution reste à faire ...


Erwan Castel, à Cayenne le 25 juin 2013


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