dimanche 24 avril 2022

Marioupol, enfin !


Voici exactement 2 mois que la Russie a lancé des opérations militaires en Ukraine pour en finir avec la guerre qui fait rage dans le Donbass depuis 8 ans mais aussi cette avancée russophobe de l'OTAN vers ses frontières occidentales.

2 mois déjà d'une guerre symétrique de haute intensité que l'Europe n'avait pas connu depuis près de 80 ans, et l'occasion de faire un point de situation le plus loin possible des fantasmes propagandistes des Moreau, Tyleman, Brayard, Goya et autres courtisans affairistes et experts de salon :

La victoire de Marioupol est actée

Soldats de forces spéciales tchétchènes qui depuis 50 jours sont 
en pointe dans les combats contre les radicaux nationalistes du
d' "Azov" qu'ils ont repoussé jusque dans le piège d'Azovstal.

Le 21 avril, le Président Poutine a annoncé la libération officielle de la ville portuaire de Marioupol, sur le territoire de la République Populaire du Donbass. En effet concrètement la ville est aux mains des forces russo-républicaines, à l'exception toutefois d'un dernier carré de soldats ukrainiens terrés dans les souterrains de la zone industrielle d'Azovstal, sur la rive gauche de l'embouchure de la Kalmius, et dont l'effectif principalement composé de radicaux nationalistes serait entre 1000 et 2000 combattants (dont 500 blessés).  

Ces derniers soldats ukrainiens de Marioupol maintenus dans une jusqueboutisme suicidaire par leur fanatisme idéologique autant que par les ordres de Zelensky qui la exigé d'eux qu'ils se sacrifient pour l'Ukraine atlantiste (voir l'article précédent sur Marioupol) présentent depuis une semaine des signes d'épuisement physique, psychologique et logistique graves, ne tirant plus à l'arme lourde faute de munitions, envoyant chaque jour des messages désespérés suppliant l'Etat-Major ukrainien de leur venir en aide, et, aux dires des prisonniers faits par les forces alliées, souffrant de pénurie de vivres et d'eau importante.

Dans Azovstal, certaines usines disposent de niveaux
souterrains et renforcés qui sont de véritable bunkers 
  • L'assaut terrestres sur Azovstal, même s'il est garanti de réussir peut cependant être très coûteux pour les assaillants, les bâtiments étant particulièrement propices à des combats défensifs et jusque dans plusieurs niveaux souterrains caractérisant cette zone industrielle monstrueuse de quasiment 8 km2 (la plus grande aciérie d'Europe) datant de l'ère soviétique. 
  • De même un bombardement massif en profondeur (ce qui techniquement serait déjà difficile) risquerait de provoquer une catastrophe écologique ou pire compte tenu des dépôt de produits chimiques existant dans ce complexe industriel qui est situé au milieu de la ville de Marioupol et  bordant la Mer d'Azov. 
  • Quant à l'utilisation localisé de gaz de combat qui serait la méthode la plus efficace pour en finir rapidement, l'Etat Major russe s'y refuse car il a été confirmé que des civils étaient également présents dans Azovstal, retenus comme bouclier humain par les forces ukrainiennes., mais aussi que cela donnerait du grain à moudre au moulin de la russophobie occidentale.
Cependant, la fin de ces derniers fanatiques n'est plus qu'une question de jours puisque ordre a été donné par Vladimir Poutine de ne pas risquer inutilement la vie de soldats russes et républicains et de se contenter d'assiéger simplement la zone industrielle (en y ouvrant cependant des corridors humanitaires) et d'attendre qu'ils déposent les armes et se rendent, y meurent de faim... où se suicident comme leur tonton Adolf. 

Dans les labyrinthes de béton et d'acier de la plus grande aciérie d'Europe encerclée
restent quelques centaines de soldats ukrainiens à court de vivres et de munitions. 

Ainsi, les derniers militants du régiment Azov n'auront même pas le plaisir d'offrir au mythe national bandériste un dernier baroud d'honneur sanglant, même s'ils cherchent à résister jusqu'au 9 mai pour tenter dans un dernier coup d'éclat de contrarier les célébrations de la victoire sur le Nazisme qui a Marioupol sera doublement fêtée ! 

Azovstal deviendra donc la stèle d' "Azov", ce bataillon nazi ukrainien qui s'imposa à la population le 9 mai 2014 dans un assaut blindé sanglant au milieu des familles commémorant la victoire de 1945 (plus de 100 morts et disparus et des centaines de blessés). La population civile a vécu ensuite 8 années sous la botte des soudards d'Azov et du SBU qui menaient intimidations et répressions au moindre signe identitaire exprimé par cette population russe du Donbass.

Pour marquer la libération factuelle de la ville martyre de Marioupol un drapeau de la République Populaires de Donetsk a été hissé sur le point le plus élevé de la ville où les services, les soldats et la population commencent à relancer une vie socio-économique aux milieu des décombres.

Dans ce tour d'horizon on peut voir la zone industrielle
d'Azovstal d'où s'échappent encore quelques fumées.

La bataille pour le Donbass n'est cependant pas terminée, loin s'en faut, et si Marioupol est sans conteste une importante victoire stratégique et politique russo-républicaine elle a offert aussi, par sa durée et le nombre de forces dédiées à sa conquête, un avantage stratégique non moins important à Kiev ,permettant aux autres bastions ukrainiens de se renforcer encore plus, de recevoir des aides logistiques et militaires importantes (dont nombre d'armes et munitions occidentales), et de stimuler, par un narratif propagandiste l'héroïsme des soldats ukrainiens.

Dès le 21 avril, des unités ont commencé à quitter la ville libérée de Marioupol, 
afin d'être réengagées, après un court repos, vers d'autres secteurs du front. 
Ici le bataillon républicain Somali quittant Marioupol pour rejoindre Donetsk.

Il reste à tirer un bilan précis de cette bataille de Marioupol, tout d'abord humain avec des pertes civiles estimées à environ 5000 tués, des pertes militaires gardées secrètes pour des raisons opérationnelles évidentes) mais que l'on peut estimer également à plusieurs milliers (tués et blessés). Il y a aussi les pertes matérielles, militaires relativement limitées du fait de la prédominance de l'infanterie dans les actions et civiles les destructions civiles, très importantes cr on estime à 20% les bâtiments qui ne pourront être restaurés et 60% ceux qui sont gravement endommagés. 

Et tactiquement, bien qu'étant une conquête russo-républicaine, réussie, Marioupol invite selon moi à rechercher une nouvelle stratégie de conquête urbaine afin que les prochaines villes libérées (il en reste une dizaines dans le Donbass) ne deviennent pas au bout d'un moment des "victoires à la Pyrrhus" mais bien une marche d'une armée de plus en plus aguerrie vers la Victoire finale. 

Il est important de ne pas regarder uniquement les satisfécits des courtisans propagandistes mais également les pleurs des mères au dessus de leurs enfants couchés et les gémissements des soldats blessés dans les lits d'hôpitaux qui rappellent de leurs larmes le prix terrible de la Liberté des peuples...

Car la guerre, ce n'est pas ces belles statues patriotiques et bouquets de fleurs et de médailles échangés mais bien ces torrents de sang, de larmes et de merde et que personne ne peut laver des mémoires...

Erwan Castel 



samedi 23 avril 2022

L'OTAN pousse la Russie vers la guerre totale

Obusier automoteur de 155mm "Caesar" que l'OTAN, avec la France, s'apprête à livrer à l'Ukraine

Ce jeudi 21 avril 2022, le président étasunien Biden a confirmé l'envoi d'un nouveau paquet d'aides militaires à l'Ukraine d'un montant de 800 millions de dollars, égal au précédent du 13 mai dernier (quand celui du 1er avril n'était "que de" 300 millions...). Au total, au cours de la 1ère année du mandat de Joe Biden, les USA ont fourni 4 milliards de dollars d'aides militaires aux forces armées ukrainiennes. 

A ces aides militaires étasuniennes significatives (qui représentent 75% des aides militaires totales), il faut rajouter (déjà réalisées): 1 milliard $ d'aides polonaises, 800 millions $ d'aides britanniques, 486 millions de $ d'aides britanniques, 250 millions $ d'aides turques, 245 millions $ d'aides estoniennes, 220 millions $ d'aides lettonnes, 170 millions $ d'aides françaises, 60 millions $ d'aides slovaques, 50 millions $ d'aides tchèques, jusqu'à des aides secondaires venues d'Espagne, de Finlande, d'Italie, d'Allemagne, de Norvège, du Japon etc... au total, 31 pays de l'OTAN et du G7. 
Et même l'Union Européenne, lors de la visite à Kiev de Van der Leyen, la présidente de la Commission Européenne, a débloqué une aide de 486 millions $ (450 M€) pour les forces armées ukrainiennes, "brisant un tabou voulant que l'Union ne fournisse pas d'armes à des belligérants" selon les propres mots de Josep Borrell, le ministre des affaires étrangères de l'UE.

En quelques semaines seulement, le budget militaire annuel ukrainien (5.92 milliards de $) a été doublé grâce aux aides militaires de l'OTAN, pour la plus grande joie des marchands de d'armes occidentaux.

Et à ces aides militaires directes il faut également rajouter les aides indirectes comme par exemple ce fonds de 1 milliard d'euros de l'UE pour rembourser les Etats-membres aidant militairement Kiev, ce prêt d'urgence de 2 milliards d'euros de la Banque européenne d'investissement pour les soutenir dans leurs aides ou les chars britanniques cédés à la Pologne pour l'aider à donner ses T72 à l'Ukraine etc...

Entre les "Javelin" et les "NLAW" Biden a promis de
fournir aux forces ukrainiennes 10 missiles antichars
pour chaque blindé en dotation dans l'armée russe.

Mais ce qui est certainement le plus important - et grave - dans cet engagement progressif de l'OTAN dans le conflit ukrainien, ce n'est pas tant le volume financier que la nature des matériels fournis aux forces ukrainiennes. 

En effet alors que la rhétorique occidentale ne cessait de se cacher hypocritement derrière la fonction "défensive" des aides fournies à Kiev ce sont désormais des matériels lourds à vocation offensive qui arrivent en Ukraine pour tenter de compenser et les pertes subies lors des bombardements russes mais aussi l'infériorité technologique des matériels ukrainiens.

Ainsi venant ces derniers jours des pays de l'OTAN, ce sont des chasseurs MIG 29, des hélicoptères, des véhicules blindés (200), des drones d'attaque "Bayraktar TB2" (20), des drones kamikazes "Phoenix Ghost" (120) et "Switch Blade"(600), des systèmes de missiles anti-aérien "Stinger" (1400), de missiles antichars "Javelin" (5000) ou autres modèles (7000), mais aussi des obusiers de 155mm tractés (18) et leurs véhicules, 144 000 obus, 7000 fusils d'assaut, 50 millions de munitions diverses etc... De plus, les USA déploient en Europe 7 avions de reconnaissance électronique supplémentaires "pour prêter assistance aux forces ukrainiennes"..

Autant d'aides qui, selon les déclarations des responsables de la Maison Blanche ce qui seront "probablement décisives dans la nouvelle phase de la guerre dans le Donbass".. 

Un exemple du matériel de l'OTAN arrivant en Ukraine : le blindé 
"Stormer HVM" avec système de missiles sol-air Starstreak (GB)

L'Ukraine quant à elle, ne connaissant aucune limite à sa mendicité agressive a demandé le 12 avril que lui soit livré également des drones d'attaque étasuniens MQ-9 Reaper (30 millions de $ l'unité sans compter les unités de commandement et de radar) et la firme "General Atomics" qui les produit étudie en ce moment la faisabilité juridique d'une telle fourniture.

Aujourd'hui, russes et ukrainiens jouent au chat et à la souris autour de ces aides militaires de l'OTAN qui deviennent dès leur entrées en Ukraine des cibles actives. Ces aides militaires (mais aussi carburant)franchissent les frontières ukrainiennes depuis la Pologne la Roumanie essentiellement entre 23h00 et 05h00 du matin, réparties dans des centaines de véhicules camionnettes et camions civils disséminées sur différentes voies routières et ferroviaires. 

En Tchéquie, un poids lourd civil achemine vers la 
frontière ukrainienne un obusier automoteur de 122 mm
2s1 "Gvozdika", dont les formes très caractéristiques 
transpirent sous une bâche agricole, mais trop serrée. 


Et dans la meute de l'OTAN, le clébard français n'est pas en reste !

Alors que la France était restée jusqu'à présent plutôt discrète sur ses aides militaires à Kiev, se contentant de signaler évasivement en avril "100 millions d’euros de dons de matériels déjà effectués", et certainement à cause des ambitions diplomatiques et électorales du président Macron, ce dernier "s'est lâché" dans un entretien accordé au quotidien régional Ouest-France en annonçant de nouvelles aides françaises substantielles aux forces ukrainiennes entre autres avec des missiles anti-aériens Mistral, des missiles anti-chars Milan et surtout des obusiers automoteurs de 155mm Caesar qui représentent un pas important vers l'engagement de l'OTAN dans le conflit russo-ukrainien.

Le chiffre non confirmé de 12 "Caesar" a été logiquement avancé car il correspond à la première tranche de modernisation du parc d'artillerie français avec le tout nouveau "Caesar NG"  destiné à remplacer le modèle actuel.
L'armée française, dont le budget est une véritable peau de chagrin, ne s'amputerait pas pour autant de 12 obusiers "Caesar" sur les 77 qui sont actuellement en dotation dans ses forces d'artillerie, mais sur son stock de renouvellement et modernisation de son parc d'artillerie pour lequel il prévoit les nouveaux modèles "Caesar NG". En revanche cette aide à l'Ukraine risque d'impacter le contrat d'exportation vers le Maroc puisque ce dernier vient d'accepter les retards de livraisons de Caesar en échange de frais de pénalités et d'une nouvelle commande d'obusiers. 

Cet envoi d'artillerie lourde de 155mm à l'Ukraine est également réalisée par les USA avec 90 obusiers tractés M777 (18 déjà livrés), et les Pays Bas qui vont livrer des "Panzerhaubitze 2000" obusiers automoteurs à chenilles de fabrication allemande réputés pour leur grande cadence de tir (10 coups/ mn) ainsi que des obusiers 155-mm AS-90 (20) que la Grande-Bretagne prévoit de livrer à l'Ukraine.

L'obusier automoteur français "Caesar" mis en service dans les années 
2000 est un des plus performants de sa génération, Autopropulsé par un 
véhicule à roues (6x6 ou 8x8) qui lui confère une rapidité de déplacement 
et de mise en batterie, cet obusier de 155mm est réputé pour sa portée 
(40km) et sa grande précision, notamment avec les obus spéciaux "Bonus",  
obus à détection de cibles et doté de 2 sous-munitions autodirectrices.

Ce qui est certain c'est que un premier contingent de 40 artilleurs ukrainiens est arrivé en France ce 23 avril pour y suivre une formation sur "Caesar" et être opérationnels sur le front ukrainien dès le début du mois de mai. Un effectif qui confirmerait bien le chiffre de 12 obusiers initiaux livrés car il y a 3 spécialistes parmi les 5 hommes d'équipage du Caesar.

Pour info, les contribuables français seront certainement intéressés de savoir que le coût unitaire du "Caesar" est de 5 millions de $, sans compter ses munitions qui coutent pour les munitions spéciales "Bonus" 24000 $ l'obus.

Cette livraison d'armes offensives par la France, et qui est une provocation flagrante vis à vis du Kremlin qui avait stipulé il y a quelques semaines que ce type d'aides militaires lourdes constituerait une ligne rouge à ne pas franchir, intervient comme par hasard après que le Président ukrainien Zelensky ait critiqué la faiblesse des aides françaises et allemandes.

Nous savions déjà le gouvernement français aux ordres de Washington, et nous apprenons aujourd'hui qu'il est même aux ordres de la marionnette ukrainienne de l'OTAN !

Et Macron, qui risque probablement d'augmenter l'engagement de la France dans le conflit russo-ukrainien après sa probable réélection présidentielle de commenter:
  • "Je pense qu’il faut continuer sur ce chemin. Avec toujours une ligne rouge, qui est de ne pas entrer dans la cobelligérance."
Trop tard Manu ! car le jour où un obus français tuera un soldat russe, la France sera de facto co-belligérante aux côtés de la junte atlantiste kiévienne !

Parallèlement à ces aides militaires exponentielles de l'OTAN à Ukraine, les serviles occidentaux poursuivent leur campagne de diffamation hystérique visant à diaboliser la Russie car la principale conséquence recherchée et intéressant Washington est de rendre "de jure"  impossible toute forme de négociation avec le président Poutine, au même titre qu'"on  ne négocie pas avec des terroristes".

La fuite en avant suicidaire occidentale continue donc mais le pire, dans l'indifférence hallucinante des populations européennes prêtes à retourner bientôt vers leurs nouveaux abattoirs en chantant "Slava Ukraina" !

Erwan Castel

Le drone MQ-9 "Reaper" sera t-il la prochaine étape de
l'engagement progressif de l'OTAN dans le conflit ?

Quand la dénégation devient un aveu

Pour illustrer un article tentant de prouver que le régiment Azov ne véhicule pas l'idéologie nazie,
le média allemand Die Welt (qui devrait pourtant savoir l'identifier) choisit une photo sur laquelle
sont pourtant  bien visibles 3 symboles empruntés sans ambiguité au décorum du IIIème Reich. 

Pour décrire la mauvaise foi mensongère d'un fanatique, un dicton populaire français prétend que "même en lui mettant le nez dans sa merde il dira encore qu'elle sent bon", et cette constatation est aujourd'hui criante lorsqu'on observe les commentaires politico-médiatiques occidentaux qui dans une russophobie obsessionnelle et hystérique refusent d'admettre la réalité d'une résurgence du nazisme en Ukraine.

Je tiens cependant à préciser en introduction que la symbolique visible dans le décorum des bataillons spéciaux ukrainiens depuis 2014 n'est pas originellement nazie mais appartient bien à une symbolique odinique et dont la mythologie autant que l'organisation sociétale sont à l'opposé des totalitarismes nationalistes. Le fait est que l'extrémisme politique nationaliste a cru bon de détourner l'esthétique païenne pour cacher ses idéologies nauséeuses, ce qui est le cas par exemple des nationaux-socialistes allemands arborant sur leurs uniformes des runes odiniques jusqu'aux nationalistes français qui empruntent des symboles solaires païens sans comprendre que le panthéon nordique, avec ses dieux et déesses autant que les sociétés anciennes scandinaves avec leurs représentants élus (yarls) et leurs assemblées communautaires (things) sont les ennemies jurées des absolutismes totalitaires religieux ou politiques défendus par leurs communautaro-centrismes et sociétés de castes.

Pour revenir aux radicaux nationalistes ukrainiens il ne fait aucun doute que leur héraldique païenne est puisée dans l'idéologie nazie bien plus que dans la mythologie nordique qu'elle a détournée. Il suffit pour s'en convaincre d'une part de se pencher sur la biographie politique de Stepan Bandera qui est l'icône du nationalisme ukrainien et surtout d'une collaboration au nazisme responsable de crimes de masse pendant la guerre ayant fait au minimum 1 million de victimes et d'autres part sur les symboles utilisés par les bataillons spéciaux et qui appartiennent exclusivement parmi ceux choisis par les unités SS du IIIe Reich comme par exemple la rune "Wolfsangel" dont le revers de son positionnement particulier sur le drapeau de l'unité "Azov" ne laisse planer aucun doute quant à sa référence idéologique : 

Et pour celles et ceux qui ne sont pas encore convaincus que "Azov" comme nombre d'autres bataillons spéciaux, organisations paramilitaires ("Corps National" "Freikorps"...) ou politiques ("Prayvi Sector", "Svoboda"...) sont les expressions d'un bandérisme ukrainien devenu depuis 2014 le terreau d'une résurgence nazie européenne il suffit de regarder les spécimens du régiment "Azov" capturés ou arrêtés ou les documents trouvés dans leurs casernes et état-major pendant la bataille de Marioupol: 

Un militant du régiment "Azov" trahi par ses tatouages
alors qu'il tentait de s'échapper de Marioupol par un 
corridor humanitaire organisé par les forces russes.

Des exemples comme celui ci il y en a des dizaines qui prouvent que l'idéologie nazie n'est pas un épiphénomène du régime atlantiste ukrainien mais bien une de ses composantes idéologiques majeures excitant un nationalisme russophobe intéressant la stratégie mondialiste.

Cette dénonciation d'une résurgence influente du nazisme en Ukraine n'est pas l'apanage d'une propagande moscovite mais également une constatation réalisée par de nombreuses organisations internationales y compris le "Congrès juif mondial", le "Centre Simon Wiesenthal", "Amnesty International", "Human Rights Watch" "Freedom House" qui comme chacun le sait sont très référencées auprès des officines mondialistes. D'ailleurs des rapports communs alertant non seulement de cette résurgence nazie en Ukraine mais également des crimes commis par ses militants on été publiés à maintes reprises...

Mais aujourd'hui cette réalité qui crève les yeux (et parfois au sens propre) est occultée par tous ces thuriféraires politico-médiatiques de la russophobie atlantiste qui, ce faisant n'hésitent pas à se rendre complices des crimes de guerre bien réels des soudards d'Azov and Co et dont les victimes sont assassinées une deuxième fois sur l'autel de la bien pensance occidentale.

Et lorsque j'entends comme argumentaire suprême qu'il ne peut y avoir de nazisme en Ukraine du seul fait que son président Zelensky est un juif alors je crois qu'on atteint les sommets du simplisme débile car il suffit en effet d'écouter ce que pense Zelensky lui-même de Stepan Bandera ce collaborateur nazi qui, dans une lettre du 25 juin 1941 adressée à Stetsko, écrit à propos de la création de la milice ukrainienne en 1941 qu'elle "aidera à supprimer les juifs". 

"Stepan Bandera est un héros de l'Ukraine 
qui a défendu sa liberté. Il est "classe" !"

Il est de notoriété publique que pendant la guerre, le bandérisme fusionna avec le nazisme, levant plus de 250 000 idiots utiles au service du IIIe Reich et on connait la suite : massacres de Babi Yar, Lwów, Huta Pieniacka Volhynie, Ternopil, Sataniv, Vinnytsia, Kortelisse, Doubno... sans compter les répressions et massacres des divisions SS ukrainiennes "Galicia", "Handschar", de l'armée nationale ukrainienne "UPA", des bataillons spéciaux "Nachtigall", "OUN B" et "OUN M", et jusque dans les unités de police ukrainiennes qui servaient dans les camps de concentration (notamment les 201e, 50e et 15e)...

Et aujourd'hui ces bandéristes dont les bataillons attirent même des néo-nazis d'autres pays européens, continuent à être des idiots utiles et des criminels (tout comme les djihadistes en Syrie) mais cette fois au service d'un mondialisme tout aussi mortifère que le nazisme dont ils se réfèrent. Cependant, tous les soldats ukrainiens ne sont pas des nazis ni même des bandéristes, "cela va sans dire mais cela va mieux en le disant"...

Sur cet affiche bandériste de la seconde guerre mondiale on 
peut observer le même blason que celui portée par le militant
de la photo du journal Die Welt, sans compter que la rune de
combat Wolfsangel est celle de la 2e division SS "Das Reich"

Pour conclure et tout en rappelant une nouvelle fois que la "dénazification de l'Ukraine" qui est présentée comme l'un des objectifs majeurs des opérations militaires russes en Ukraine (avec sa "démilitarisation") n'est ni une lubie ni un fantasme, je constate aussi malheureusement qu'il existe d'autres fanatiques monothéistes qui, bien que du côté de la Vérité, veulent en profiter pour amalgamer les paganismes préchrétiens et particulièrement l'ondinisme à l'idéologie nazie ce qui est un non sens à la fois théologique et politique, même si les crétins aux crânes rasés lui usurpent la symbolique runique. 

L'ennemi reste la pensée unique et son manichéisme où qu'elle se trouve et il est important pour chacun de ne pas sombrer dans des simplismes et des amalgames allant même jusqu'à délégitimer les combats les plus justes.

Erwan Castel

Un mariage symbolique qui malheureusement va 
couter très cher à l'Ukraine et même à l'Europe...

vendredi 22 avril 2022

Couper la tête du serpent dans le Donbass

Colonne de blindés russes en progression dans le secteur d'Izioum

Depuis le 18 avril 2022 on observe une augmentation des opérations militaires russes en Ukraine et particulièrement dans le Donbass où des bombardements et des offensives terrestres d'une plus grande ampleur ont été engagé contre les forces ukrainiennes s'accrochant au terrain.

Désormais en renfort des classiques chasseurs bombardiers "Sukhoï" et lance roquettes multiples "Grad" des moyens lourds et modernes russes ont fait leur apparition sur le champ de bataille comme par exemple les bombardiers stratégiques Tupolev 22 M larguant des bombes "FAB 3000" (3 tonnes) ou les lances roquettes multiples "Smerch" tirant des roquettes de 300 mm:

Le BM 30 "Smerch", avec ses 12 roquettes de 
300mm peut détruire une zone de 42 ha à 70 km

Cette nouvelle phase dans le conflit russo-ukrainien correspond :
  • A la fin du redéploiement des unités retirées du secteur de Kiev dans le Donbass,
  • A la fin de la nouvelle articulation, plus "urbaine", des Groupes Tactiques InterArmes, 
  • A la fin de la trêve de Pâques et des propositions de reddition offertes à Marioupol,
  • A l'augmentation des aides de l'OTAN provoquant l'extension des bombardements,
  • A la perte du croiseur-amiral "Moskva" qui est le coup le plus dur subi par Moscou.
Les enjeux du Donbass sont pour Moscou majeurs, car:
  • historiquement, c'est sur ce théâtre d'opérations que le conflit a commencé en avril 2014 avec l'offensive des forces ukrainiennes contre les populations de Donetsk et Lugansk,
  • militairement, dans le Donbass se trouve le plus important corps de bataille ukrainien encore fort d'environ 100 000 hommes solidement installés dans des bastions urbains,
  • politiquement, la libération complète du Donbass offrirait à Moscou une victoire politique et un avantage diplomatique incontestables pour les négociations ultérieures avec Kiev,
  • psychologiquement, la libération de tout le Donbass balaierait d'un revers de manche la propagande ukro-atlantiste qui prétend que les forces ukrainiennes ont repris l'avantage.

En Ukraine, les bombardements russes se sont intensifiés, frappant chaque jour et chaque nuit, non seulement les infrastructures militaires de la totalité des oblasts (régions), mais également en étendant leurs cibles aux infrastructures stratégiques par lesquelles transitent les aides militaires de l'OTAN aux forces armées ukrainiennes. C'est ainsi par exemple que des grands nœuds ferroviaires et routiers dans l'Ouest de l'Ukraine ont été détruits. Dans le même temps, Moscou a signifié à Kiev que tout convoi en provenance de Pologne ou Roumanie pourra  désormais être ciblé par les forces aérospatiales russes qui ont pour ce faire amélioré son réseau de communication électronique "multipliant des dizaines de fois" la vitesse d'acquisition et de tir des missiles hypersoniques Khinjal.

Pour cette deuxième phase opérationnelle les bombardements russes vont s'étendre 
aux cibles stratégiques civiles, comme ici le pont d'une voie ferrée à Zaporodje par 
où transitent les renforts et rotations des unités ukrainiennes ainsi qu'une partie 
des aides militaires de l'OTAN, détruite cette semaine par des missiles de précision . 

Dans le Donbass, 3 secteurs principaux sont à identifiés où est observée une intensification des bombardements russes et des combats terrestres : 

- Au Nord, où une offensive russe venant du Nord (Izioum)) vers le secteur de Kramatorsk a été engagée dans de violents combats tandis qu'à l'Est des attaques républicaines continuent,

- An Centre, dans le secteur de Donetsk où d'importantes attaques d'artillerie et d'aviation préparent les offensives russo-républicaines sur Marinka et Avdeevka,

- Au Sud, à Marioupol où après avoir refusé de se rendre, les ukrainiens, mènent leurs derniers combats dans la zone industrielle d'Azovstal où ils se sont retranchés, 

Résultats d'une frappe ciblée de l'aviation stratégique
russe (Tu 22M) sur une position du régiment Azov

Dans ce point de situation je vais développer le front Nord du Donbass où de prochaines grandes batailles semblent s'annoncer et dont l'issue sera décisive pour l'ensemble des opérations militaires en cours.

Pour les secteurs de Donetsk et Marioupol je vous renvoie aux derniers SITREP que je leur ai consacré et qui sont toujours d'actualité :

- Donetsk ici : Les batailles pour Avdeevka et Marinka

 

Le front de Kramatorsk

Dans le Nord du Donbass, dans une région partagée entre les deux républiques de Donetsk et Lugansk se concentre autour de leur Etat Major le gros des forces ukrainiennes dans le Donbass ("Opération des forces conjointes").

Depuis la zone d'Izioum, ville conquise par les forces russes en mars 2022, une offensive vers le Sud a été engagée menant 3 objectifs stratégiques :

  • A court terme, couper les routes d'approvisionnements ukrainiennes venant de Poltava et Dnipropetrovsk, par lesquelles arrivent les renforts et aides de l'OTAN,
  • A moyen terme, encercler les forces ukrainiennes de ce secteur par une jonction avec les milices républicaines en train de percer en direction de Artemovsk (Bakhmut),
  • A long terme, réaliser dans une progression vers le Sud, une jonction avec les forces alliés remontant depuis Marioupol pour un grand encerclement des forces de Kiev,

Pour comprendre l'intensité des combats qui s'y déroulent il faut observer d'abord les particularités de ce secteur du front :

  • C'est une région avec un relief accidenté, couvert par des forêts et coupée par la rivière de la Severodonetsk, qui facilitent les lignes défensives et ralentissent les attaques.
  • Au milieu de cette région, plusieurs villes importantes devenues bastions défensifs urbains: Slaviansk et Kramatorsk à l'Ouest et Severodonetsk et Lissichiansk à l'Est,
Que ce soit dans les villes où les forêts environnantes, 
la plupart des combats décisifs sont menés par des
petits groupes adoptant des techniques de guérilla, 
comme ici un groupe de reconnaissance russe qui
détruit un blindé ukrainien positionné dans la lisière.

Un région donc peu propice à des grandes opérations blindées, d'aviation et d'artillerie et pendant une saison de dégel et pluvieuse qui peut opposer aux progressions des zones inondées.

Depuis la réorientation du dispositif militaire russe et la priorité donnée à la libération de la totalité du Donbass, plusieurs offensives ont été lancées au Nord précédées par d'importantes  :

  • Au Nord, depuis le secteur d'Izioum, 2 directions offensives sont engagées par les forces russes :

1 / En direction de Barvinkove pour contourner par l'Ouest les bastions urbains de Slaviansk et Kramatorsk et couper leurs voies d'approvisionnement venant du Dniepr. 

Sur la route menant à Barvinkove, 3 chars ukrainiens
sont détruits par les forces russes descendant d'Izioum 
 

2 / En direction de Lyman (au Nord de Slaviansk), pour lisser la ligne de front et sécuriser le flanc Est du saillant vers Barvinkove mais aussi se rapprocher de Slaviansk.

 Avants d'arriver aux abords de la ville de Lyman,
les forces russes appliquent H24 sur ses défenses
des frappes massives de préparation d'artillerie.

  • A l'Est, une offensive est menée par les forces de la République Populaire de Lougansk pour contourner par le Nord le verrou urbain de Severodonetsk et Lissichiansk:

1 /  Vers Rubijnoe où se déroulent toujours de violents combats jusqu'au centre de cette ville qui contrôle les routes contournant par le Nord Ouest Severodonetsk et permettant d'atteindre Lissichiansk,

2 / Vers  Kreminna, une petite ville dont la conquête réalisée en début de semaine ouvre également la possibilité d'un deuxième axe offensif vers Lyman par la route allant vers l'Ouest. 

  • Au Sud, une offensive est menée en direction de la ville de Popasnaya où se déroulent depuis une semaine des combats entre les forces ukrainiennes et républicaines:

1 / Soit pour poursuivre vers l'Ouest en direction de Artemovsk une ville située sur la route de Slaviansk, et ainsi contourner au Nord le saillant de Svetlodarsk, 

2 /  Soit pour remonter ensuite vers le Nord afin de tenter une jonction avec la percée de Kreminna et ainsi encercler Lissichiansk et Severodonetsk.

Lors d'une préparation d'artillerie précédant une 
attaque russe en direction de Slaviansk, un block
post ukrainien est détruit sur la route y menant.

C'est dans le secteur Nord de ce front de Kramatorsk que trouvent les principaux objectifs des forces russes et au 21 avril leurs avant gardes étaient arrivées à Lozovoye sur les bord de la rivière Oskil et à Torske, les derniers objectifs au Nord et à l'Est de Lyman, le verrou de la route menant à Slaviansk.

Sur cette carte on peut observer que les offensives russes visent à contrôler les routes
autant celles menant vers leurs objectifs que celles servant aux ravitaillements qu'elles
cherchent, soit à couper (Barvinkove) soit à protéger (Balaklia). De plus ces routes sont
les seuls axes sécurisables dans une zone infestées par des terrains minés, boisés ou 
inondés. Mais vu du côté ukrainien le contrôle de ces routes est également plus facile.

Du côté ukrainien 

 Les forces ukrainiennes quant à elles, opèrent dans ce secteur Nord 2 stratégies différentes :

  • Dans la zone des opérations offensives russo-républicaines (Slaviansk et Severodonetsk), les unités ukrainiennes s'enferment dans les plus grandes villes transformées en bastions défensifs à partir desquelles elles essayent de mener des attaques limitées dans le temps et l'espace et battre de leurs feux d'artillerie les unités russes.
  • Plus au Nord, ans le secteur de Kharkov, avec le renfort de minimum 3 brigades d'infanterie, les forces de Kiev semblent vouloir engager des attaques vers l'Est, notamment dans le secteur de Tchouhouiv/Malynivka (SE de Kharkov) avec la 92e brigade mécanisée et la 4e brigade blindée ukrainiennes, non pour reconquérir une ville (comme Koupiansk par exemple) mais plutôt pour couper la route d'approvisionnement principale entre Belgorod et Izioum (via Koupiansk) et qui assure la logistique rapide aux opérations.
Violents bombardements russes sur des 
positions ukrainiennes à l'Est de Karkhov, 
  • A l'Ouest de Izioum, on observe aussi des mouvements et pressions offensives sur le Secteur de Balaklia lequel est le point d'appui principal du flanc Ouest du front russe. Il est probable que les forces ukrainiennes tentent également des attaques dans ce secteur, toujours pour menacer l'approvisionnement russe mais aussi faire diversion et diviser ses forces concentrées vers Barvinkove et obtenir une victoire pour leur propagande.

Au niveau tactique, dans les villes, les forces ukrainiennes organisent depuis des années des défenses dans la profondeur et des stocks logistiques avec lesquels elles espèrent renouveler la résistance de Marioupol (assiégée par 12 groupes tactiques russo-républicains) et ainsi gagner du temps par une guerre d'attrition immobilisant et épuisant les unités russes et républicaines dans de longs sièges urbains. A noter également que de nombreuses localités où sont restées de nombreux civils ont des sites industriels chimiques dangereux.

En dehors des bastions urbains, les unités ukrainiennes, à partir de leurs points d'appui mène une espèce de techno-guerilla avec des petits groupes mobiles articulés autour une composante antichar importante avec les missiles et drones d'observation fournis par l'OTAN. La configuration du terrain (accidenté et boisé) est favorable aux embuscades contre des unités blindées et mécanisées lourdes comme celles des forces russes (d'où leur augmentation en unités d'infanterie des derniers jours).

Un clin d'œil historique 

Il y a 79 ans, lors de la précédente libération du Donbass l'armée rouge menait déjà, pour 
encercler les troupes allemandes s'y trouvant, une offensive... à partir du secteur d'Izioum 
et en direction de Barvinkove, Slaviansk et Donetsk qui s'appelait alors Stalino. Le temps
et les hommes passent et de nouvelles technologies apparaissent, mais le terrain et ses
enjeux s'imposent toujours, comme la guerre que les hommes se font pour les maitriser.

En conclusion

Si la prise de Marioupol est une victoire indéniable pour les forces russo-républicaines, le plus difficile pour la libération du Donbass reste à faire, car les ukrainiens veulent faire de chaque ville conquise par les russe une "victoire à la Pyrrhus" et surtout un gain de temps pendant lequel les aides militaires et les sanctions économiques occidentales s'intensifient en quantité et en qualité. 

Une victoire décisive dans le Donbass relancerait les dés sur le champ de bataille ukrainien et si le régime de Kiev n'a toujours pas capitulé, une troisième phase opérationnelle pourra alors être engagée avec un net avantage du côté des forces russes. A condition que la libération du Donbass se finisse aux environs de cet été, et pour cela il faut que le secteur de Kramatorsk où est positionné l'Etat-Major des forces ukrainiennes ses unités d'élite et ses réserves dans le Donbass soit conquis.

Les russes n'ont donc pas d'autre choix que d'engager beaucoup plus de forces pour continuer une guerre conventionnelle et simultanée sur plusieurs villes, ou de passer à une guerre de destruction massive en Ukraine (ce qui scellerait la diabolisation de la Russie pour longtemps). Quoiqu'il en soit le Kremlin va certainement devoir marquer rapidement un coup d'arrêt aux aides militaires occidentales à l'Ukraine qui aujourd'hui reçoit quotidiennement de l'armement lourd de l'OTAN (chasseurs-bombardiers, obusiers, chars de combat, missiles sol-air, anti navire, drones d'attaque...) sans lesquelles les forces ukrainiennes n'auraient plus aujourd'hui ni moyens significatifs ni moral suffisant pour résister. 

Débris d'un "Sukhoï" russe abattu à 6000 mètres d'altitude par
un missile antiaérien de l'OTAN livré aux forces ukrainiennes

Chaque nuit, entre 23h et 5h00 du matin, les routes venant de Pologne dans le secteur de Lvov sont encombrées par des kilomètres de convois acheminant les armes et munitions de l'OTAN vers le front.  Il y a 2 jours, un important dépôt de matériels de l'OTAN repéré malgré les moyens civils servant à sa couverture et ses approvisionnements a été détruit par 2 missiles Kalibr russes. 

Ceci va devenir la mission prioritaire de l'Etat Major russe s'il veut continuer à avancer dans le Donbass.

Erwan Castel




lundi 18 avril 2022

L'alliance du fanatisme et de la servitude

Flash :

Le président Zelensky aurait proposé un échange de prisonniers : 500 soldats russes et politiciens ukrainiens pro-russes contre des combattants d'Azovstal. A Suivre...

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A l'occasion de la Pâques orthodoxe, et compte tenu de la situation désespérée des derniers soldats ukrainiens pris au piège dans l'usine d'Azovstal à Marioupol, l'Etat Major russe a mis en place un cessez le feu total ce dimanche 17 avril entre 6h00 et 13h00 afin de leur permettre de déposer les armes, se rendre et ainsi de sauver leurs vies avant la destruction totale de la zone industrielle qui a commencé à être frappée par des bombardiers stratégiques Tupolev 22.

Au cours de la semaine passée les zones industrielles Azovmash/Illyitch, situées sur la rive droite de la rivière Kalmius, sont tombées sous le contrôle des forces russo-républicaines qui achèvent de nettoyer les derniers ilots de résistance et capturer les soldats appartenant principalement à la 36ème brigade ukrainienne d'Infanterie de Marine qui avait ce secteur en charge. 1 464 militaires ukrainiens (dont 400 mercenaires étrangers) se sont rendus au cours de ces opérations militaires qui ont repoussé les derniers combattants vers leur dernier bastion à Azovstal.

Depuis le début de la bataille de Marioupol ce sont 
des milliers de prisonniers ukrainiens qui sont répartis
dans des dizaines de centres de détention organisés
sur les frontières de la région de Rostov sur le Don.

Pour cette reddition ukrainienne proposée, la procédure suivante avait été mise en place:

  • 05h00: mise en place d'un canal de communication entre russes et ukrainiens,
  • 05h30: application par tous d'un "régime de cessez le feu total",
  • 06h00: confirmation par radio et drapeaux rouges (russes) et blancs (ukrainiens)
  • 06h00 à 13h00: retrait sans arme ni munition des combattants d'Azovstal.
La Russie garantissait que toutes les personnes (soldats réguliers, radicaux nationalistes et mercenaires étrangers) qui se rendent resteront en vie et qu'elle respectera toutes les normes de la Convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre.

Parallèlement à cette porte entrouverte aux combattants terrés dans Azovstal, Moscou a adressé un ultimatum au président Zelensky, lui signifiant que si la reddition n'était pas acceptée, alors la zone industrielle serait intégralement détruite par des munitions spéciales (antibunker) et thermobariques (brûlant l'oxygène de l'air ambiant pour générer une explosion à haute température) qui détruiraient tous les occupants de la zone industrielle. 

En fin de semaine dernière les bombardiers stratégiques
russes Tupolev 22 M sont entrés en scène au dessus de
la zone industrielle d'Azovstal : un avant goût de l'enfer
qui attend les derniers fanatiques du régiment Azov.

La réponse du régime de Kiev 

Au cours de la seule journée du 16 avril, date à laquelle l'ultimatum russe a été annoncé pour le lendemain, pas moins de 367 communications radios ont été interceptées entre Azovstal et Kiev, parmi lesquelles de nombreuses demandes de pouvoir se rendre dans les termes de la reddition proposée au vu des pénuries d'eau et de nourriture actuelles dont souffrent les dernières unités ukrainiennes retranchées dans l'usine.

Le double réponse du régime de Kiev a été immédiate :
  • Aux combattants d'Azovstal: ordre leur a été donné de se battre jusqu'au sacrifice,
  • Au Kremlin: la destruction de la garnison d'Azovstal entrainerait la fin des négociations,
A noter que l'Etat Major ukrainien a signifié que tout combattant qui chercherait à se rendre sera "abattu à vue", sur ses ordres explicites, par les militants du régiments "Azov".

Ce jusqu'au boutisme du pouvoir ukrainien qui montre le peu de valeur accordé à la vie de ses soldats a sans nul doute était chuchoté à l'oreille de la marionnette Zelensky par son parrain étasunien Biden où ses conseillers en poste à Kiev. 

Washington, un tyran prêt à sa battre contre la Russie jusqu'au dernier ukropithèque !

Situation à Marioupol au 17 avril 2022

Après 50 jours de bombardements et de combats, les dernières forces ukrainiennes,
emmenées par les radicaux du régiment "Azov" se sont retranchées dans "Azovstal"

Face aux attaques menées par les forces russes et républicaines, aux pénuries de vivres et munitions, aux pertes subies, de nombreuses unités régulières qui étaient encerclées dans des quartiers de Marioupol ont fini par déposer les armes, notamment dans la zone industrielle "Ilitch" située sur la rive droite de la Kalmius où une grande partie des survivants de la 36ème brigade ukrainienne d'infanterie de Marine se sont rendus en masse cette semaine. Dans le secteur du Port il restait encore le 17 avril quelques derniers nids de résistance ukrainienne dans le district de Primorsky, près de la rue Flotskaya.

Après avoir pris le contrôle des axes principaux et 
carrefours d'un secteur il reste souvent à détruire les
derniers nids de résistances qui s'y sont dispersés.

Quant aux autres "ukrops" qui préfèrent continuer le combat par fanatisme idéologique, obéissance militaire, espoir d'une contre attaque ou peur du tribunal, ils se sont dirigés bon an mal an vers l'immense complexe industriel d' Azovstal et ses labyrinthes de béton et d'acier s'enfonçant jusqu'80 mètres sous terre organisé depuis 8 ans en immense forteresse de 8km2.

Vues depuis des drones d'observation russes guidant
des frappes d'artillerie républicaines sur des colonnes
de soldats et véhicules ukrainiens tentant de quitter la
zone du port du port pour se replier vers Azovstal que
l'on voit en fin de vidéo. Bilan: env 150 tués et blessés.

Les forces russes et républicaines, tout en opérant de gros bombardements sur le complexe d'Azovstal ont commencé à prendre pied dans certains de ses bâtiments industriels, progressant lentement dans ces usines aux multiples niveaux aériens et souterrains. Plusieurs dépôts de munitions dont de nombreuses provenant des aides de l'OTAN ont déjà été saisis.

Unité de reconnaissance républicaine en progression 
dans un bâtiment dans la périphérie Nord d'Azovstal.

D'après les premiers renseignements, il resterait environ 2000 combattants ukrainiens terrés dans Azovstal, principalement des radicaux du régiment Azov ainsi que des mercenaires étrangers. Selon plusieurs prisonniers interrogés ils se seraient dispersés en plusieurs groupes dans l'usine, beaucoup sans moyens de communication et à court de vivres et d'eau potable. Il est question également de civils qui s'étant réfugiés dans les souterrains industriels seraient pris au piège également dans l'usine. 

Autant de raisons obligeant les forces alliées à progresser lentement dans ces labyrinthes de béton et d'acier...

A l'extérieur les difficultés ne sont pas moins importantes, car si les tirs ukrainiens aux armes lourdes ont quasiment cessé, certainement faute de munitions, en revanche il subsiste encore de nombreux unités mobiles, groupes antichars et snipers en embuscade. En surface, la progression de l'infanterie est donc également très lente; mais heureusement, grâce aux rues larges de Marioupol, les groupes russes et républicains sont appuyés par les chars de combat qui ici jouent le rôle d'une artillerie mobile et de précision détruisant chaque nid de résistance à coup de 125mm.

Le char de combat en zone urbaine: quelque chose
d'hybride entre un obusier, un sniper et un bulldozer

La vie reprend à Marioupol

Dans les quartiers de la ville qui sont libérés et sécurisés, la vie reprend tout doucement au milieu des ruines que continuent de fouiller les services du Ministère des Situations d'Urgence avec les démineurs des forces armées. Un importante aide humanitaire vient en continu depuis la Russie et des familles évacuées ces derniers jours ont même déjà commencé à revenir à Marioupol, y compris depuis Zaporodje (côté ukrainien).


Bien sûr les occidentaux, repoussant les limites de l'idiotie au delà du réel ne manquent pas une occasion pour interpréter tout en n'importe quoi du moment où cela nourrit leur haine russophobe. ainsi de ces sois disant "fours crématoires" de l'armée russe destinés à faire disparaître les corps de leurs soldats morts au combat :

Près de Marioupol des hommes en blouses blanches s'activent
autour de dizaines de fours mobiles de l'armée russe...
...pour produire quotidiennement 8 tonnes de pain pour les 
soldats et la population civile vivant dans la ville dévastée.

Des centaines d'occidentaux pris dans la nasse de Marioupol

Qu'ils soient volontaires étrangers du régiment Azov, mercenaires d'unités de sécurité privées ou agents des services de renseignement de l'OTAN, chaque jour parmi les tués, les blessés et les prisonniers ukrainiens, des ressortissants étrangers sont identifiés, dont nombre d'occidentaux aux motivations et missions diverses. Au cours des derniers jours de la bataille de Marioupol, dans les communications militaires ukrainiennes interceptées, 6 langues étrangères ont été identifiées.

Les autorités russes ont été très claires concernant ces mercenaires étrangers venus tuer en Ukraine pour de l'argent. S'ils refusent de se rendre dans les redditions proposées, et qu'ils sont capturés au cours de combats ultérieurs, au regard du droit international humanitaire ils ne pourront bénéficier du statut de "combattant" et seront donc pénalement condamnés à de longues peines d'emprisonnement.

Depuis le début des opérations militaires russes en Ukraine, sur les 6 824 mercenaires étrangers venus de 63 pays se battre pour l'OTAN et le régime bandériste de Kiev, un minimum de 1 035 ont été tués au combat, tandis que 912 se sont enfuis dans leurs pays. ▫Le contingent le plus important est venu de Pologne: 1 717 personnes, tandis que 1 800 autres viennent des États-Unis, du Canada de Géorgie et de Roumanie. Près de 200 djihadistes sont arrivés des zones syriennes sous contrôle turc. 

Aujourd'hui d'autres mercenaires étrangers rejoignent l'Ukraine, par petits groupes de plus en plus épars suite aux pertes subies par les "ainés". on estime à environ 5000 le nombre actuel de mercenaires étrangers, principalement regroupés dans les grandes villes ukrainiennes pour le moment éloignées du front (Kiev, Kharkov, Zaporodje, Odessa, Nikolaev), le centre de coordination de cette "Légion internationale de défense de l'Ukraine", depuis le bombardement de sa base de Yarovov s'est installé dans la ville de Belaya Tserkov, au Sud de Kiev.

En attendant beaucoup d'entre eux, parmi les prisonniers, devant la lourdeur des peines encourues, se montrent très bavards pour espérer une remise de peine. Ainsi de Aiden Eslin, un des 300 mercenaires britanniques venus en Ukraine et qui, capturé à Marioupol, raconte à force détails les exécutions massives de civils par les militants d'Azov :

"Ils ont été pieds et poings liés, puis emmenés pour être abattus" 
Aiden Eslin , volontaire britannique au régiment Azov témoigne 
avoir vu des exécution sommaires d'habitants de Marioupol arrétés
 dans la rue et " détenus en raison de liens présumés avec les Russes"
ou pour un autre parce qu'il s'était juste perdu. Ces civils étaient 
emmenés à la base du régiment à l'usine d'Azovstal, puis abattus dans 
un bunker éloigné. Eslin raconte "J'ai vu comment les soldats du 
groupe de reconnaissance du bataillon attacher les mains et les pieds 
des civils et leur bander les yeux. Ils ont été emmenés au bunker ... 
Après cela, je ne les ai plus jamais revus"

Des témoignages comme celui ci émanant de militaires capturés ou de civils libérés, il y en a des dizaines qui sont recueillis chaque jour, confirmant que Marioupol était sous la coupe de soudards animés par une haine russophobe criminelle.

Lorsque la Russie organisera après la guerre et devant l'opinion internationale, le procès de ces nazis ukrainiens qui ont infectés tous les rouages de l'appareil politico-militaire ukrainien avec l'appui des mentors étasuniens (plus de 100 000 radicaux nationalistes, bandéristes et nazis rien que dans les forces armées), j'espère que seront également assis sur leur banc des accusés ceux qui aujourd'hui clament haut et fort qu'il n'y a pas de nazi en Ukraine et que sont les russes qui commettent des crimes de guerre.

Unités parachutistes sur BMD en approche de Marioupol
pour l'assaut final sur la zone industrielle d'Azovstal 

Dans ce chaudron de Marioupol nous pouvons confirmer que l'Ukraine n'a plus de tête, au sens propre comme au sens figuré, son gouvernement n'étant qu'un ramassis de marionnettes obéissant au vrai pouvoir qui lui siège à Washington, et qu'il a laissé la psychopathie nazie gangrénée  tout son appareil d'Etat et son armée...

En prenant du recul on doit admettre que le Nouvel Ordre Mondial a réussi en Ukraine une des plus belles victoires de sa stratégie du chaos, préparée patiemment depuis le sommet de Bucarest, engagée sur le Maïdan, prolongée dans le Donbass jusqu'à forcer la Russie à réagir pour ne pas disparaitre corps et bien devant le raz de marée de l'OTAN. 

La plus belle réussite de la ploutocratie mondialiste en Ukraine est d'avoir réussi a fusionner en huit années seulement un intégrisme idéologique criminel avec une soumission étatique suicidaire et à transformer ainsi la meute sortie du Maïdan en horde de kamikazes fanatiques formés et équipés par l'OTAN. 

Certains pourront dire - et il ne s'en privent pas - que Vladimir Poutine, en déclenchant les opérations militaires en Ukraine ce 24 février, n'a pas respecté ce p... de droit International, ce qui est factuellement vrai. Mais face à un nouvel Ordre Mondial qui depuis trente ans piétine ce même droit international en organisant des blocus, des révolutions, des coups d'Etats, des assassinats, des bombardements et conflits tous illégaux, pourquoi la Russie devrait-elle continuer seule à respecter ces règles et laisser ses "partenaires occidentaux", année après année l'étrangler économiquement et l'encercler militairement ?

La Russie n'a pas eu d'autre choix que de renverser la table de jeu sur la gueule des tricheurs, et tant pis pour le droit international qui finalement n'est acceptable que s'il est collectivement respecté car lorsque le capitalisme mondialiste, qui a déjà dansé avec le djihadisme en Syrie, s'attache en Ukraine les services du nazisme cela devient une menace d'autant plus gravissime que l'Etat kiévien, qui dérivait depuis l'indépendance dans le cloaque de la ploutocratie a fini par s'agenouiller totalement devant l'autel de la Marchandise où il sacrifie son Histoire et ses enfants.

Toute personne qui veut comprendre comment le volcan ukrainien a fini par exploser jusqu'à  menacer aujourd'hui toute l'Europe doit partir au minimum du Maïdan, cet athanor infernal où l'alchimiste mondialiste a fusionné le fanatisme et la servitude dans son Golem ukrainien.

Et Marioupol est la parfaite illustration physique, mentale de ce chaos géopolitique dont il convient aujourd'hui d'éradiquer les acteurs et idiots utiles radicalement, sans pitié ni règles avant que cette alliance mortifère se s'étende plus encore.

Erwan Castel