Des grandes bandes médiévales aux bataillons spéciaux ukrainiens, le terrorisme des soudards
Le pillage est un acte barbare contraire aux lois de la guerre et qui dénote de la mentalité méprisante d'une armée envers la population civile rencontrée, qu'elle soit en territoire ennemi ou ami, mais aussi l'absence ou la complicité de la hiérarchie garante de la discipline des unités engagées sur le front. Lors du déclenchement de leur "opération spéciale" pourtant dirigée dans un territoire considéré comme national, les "ukrops" ont fait preuve d'un comportement abject vis à vis des populations des régions traversées ou occupées: exécutions sommaires, viols réquisitions, expulsions, vols et pillages des ressources alimentaires et des biens civils. Ce comportement généralisé est tellement choquant de la part d'une armée moderne opérant sur son territoire au XXIème siècle qu'il a même été dénoncé par les ukrainiens honteux d'eux mêmes : "Les résidents des localités du Donbass, situées sur les territoires contrôlés par Kiev, ont depuis le début du conflit rapporté des faits flagrants de pillage par les militaires de l'armée ukrainienne et par les paramilitaires des bataillons de volontaires. Les maisons sont littéralement mises à sac, même les prises, les interrupteurs et les câbles electriques sont arrachés. Ces pratiques sont tellement répandues et ce sujet est tellement douloureux, que les chaînes ukrainiennes commencent à en parler.
L'équipe de tournage de la chaîne ukrainienne ICTV a tenté, non sans mal à cause de l'obstruction faite par les soldats ukrainiens qui y stationnent, de filmer à Vodiané, au nord-ouest de Donetsk"
Initialement publié sur le groupe FB "Soutien à la rébellion du Donbass"
Lorsque la guerre frappe le Donbass, au printemps 2014, les crèches, les écoles, les centres d'éducation spécialisée, subissent à la fois un choc administratif, militaire et psychologique monstrueux...
En effet, pour beaucoup d'entre eux situés sur les zones du front, ces établissements d'éducation concentrant la jeunesse du pays, sont souvent les cibles sociétales prioritaires du terrorisme génocidaire mené par l'armée ukrainienne dans le Donbass.
Le 20 janvier, invitée par l'administration de Yasinovataya, une équipe de DONi Press est allée à la rencontre de 6 établissements d'éducation (2 crèches, 4 écoles et 1 centre d'éducation spécialisée) ainsi que de l'administration du district.
Au cours de cette journée, nous avons effectué une plongée dans le quotidien de ces établissements qui tous, sévèrement frappés par l'ignominie et la cruauté, ont décidé de continuer a assurer, contre l’opprobre et la haine, leur mission de service public auprès de la jeunesse de leur pays. Tous ces établissements sont situés à moins de 3 km de la ligne de front et ont été touchés par les obus ukrainiens et les personnels ont quant à eux été privés de leurs traitements et salaires pendant plusieurs mois, mais malgré cela, les enfants et leurs encadrants ont continué à vouloir vivre sans subir.
Le matin les responsables de l'administration nous ont accompagné dans une crèche plusieurs fois bombardée, puis dans les écoles de Yakovlivka et n°5 elles aussi durement touchées par les bombardements.
A midi, avant un déjeuner offert par la ville nous rencontrons le maire du district, Youri Ianenko, un officier de police à la retraite qui au moment de l'agression ukrainienne contre le Donbass a décidé de rejoindre la milice avant d'offrir ses compétences à l'administration de sa ville de Yasinovataya.
Le compte rendu de ces différentes rencontres, le lien ici :
L'après midi les représentants de l'administration nous ont guidé vers d'autres établissements d'éducation , dont l'école internat de Yasinovataya, principal établissement spécialisé de la République de Donetsk destiné aux enfants atteints de scoliose.
Avant la guerre, cet établissement moderne accueillait 240 enfants et malgré les bombardements et les dégâts subis par l'établissement, les enseignants et médecins continuent bénévolement a assurer leur service à 64 enfants handicapés.
En fin d'après midi nous terminons notre périple à Krasnyy Partizan, petite localité située à 20 km au Nord de Donestk, sur le District de Yasinovataya (35 500 habitants en 2013).
Positionnée sur l'axe logistique Donetsk-Gorlovka, ce village a été la proie de violents tirs d'artillerie en 2014 et 2015, destinés à terroriser et faire fuir la population.
Au coeur de ce village existe plusieurs établissements d'éducation comme une école et une crèche dont nous avons rencontré les enseignantes pour recueillir là aussi leurs témoignages.
Par miracle, chacun des bombardements ayant frappé l'école a eu lieu pendant des vacances scolaires, le week-end ou lorsque les enfants étaient en déplacement. Dès les premiers bombardements, les dégâts ont été considérables, vitres explosées et plafonds crevés et la rentrée scolaire 2014 a du être repoussée en janvier 2015, le temps de réparer ce qui avait été détruit. Mais dès le lendemain des bombardements, les élèves avec les voisins sont venus spontanément aider les enseignants à nettoyer et commencer les réparations de leur école.
Les bombardements continuent a frapper régulièrement en 2015 la localité et le 19 octobre 2015 l'église orthodoxe de Krasny Partizan visée une nouvelle fois par l'artillerie ukrainienne est touchée et prend feu....
De toutes ces rencontres humaines intenses réalisées pendant la journée, il ressort des points suivants importants partagés aussi bien par les enfants que les personnels encadrants de ces établissements d'éducation :
1 / Au vu de le cartographie des bombardements réalisés et de la fréquence des coups reçus il est évident que ces établissements sociétaux sont la cible intentionnelle de l'armée ukrainienne.
2 / Confirmant la politique d'ostracisation bête et méchante engagée par Kiev les diplômes obtenus dans le Donbass depuis la guerre ne sont plus reconnus par le ministère, bien que les programmes et examens sont toujours conformes aux textes.
3 / Au moment de l'offensive les autorités ukrainiennes ont coupé les traitements et salaires des personnels mais ces derniers, dans leur quasi totalité, ont décidé de continuer bénévolement leur mission de service public pendant plusieurs mois.
4 / Les enseignants ont tous témoigné que la guerre avait "réveillé les consciences" des élèves dont certains étaient sous l'influence du consumérisme occidental et que l'intérêt pour les cours s'était accru en même temps que le patriotisme et la solidarité.
5 / Les réparations et la continuité du service ont pu être réalisé grâce à l'aide humanitaire importante et régulière provenant de la Fédération de Russie et à la solidarité de toute une population unie pour résister au terrorisme kiévien et protéger l'avenir de ses enfants.
Cette plongée sans propagande au coeur de la population du Donbass démontre bien que les valeurs de Solidarité et de Patriotisme ne sont pas des mots creux appartenant à un paraître de circonstance mais bien une réalité naturelle de l'être identitaire profond d'une nation exemplaire ancrée dans son territoire naturel et son héritage historique...
Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya
Les squelettes toujours debout du Donbass
témoignent à jamais de son martyr et de sa résistance
Un cocktail de lâcheté de haine et de stupidité...
Dans la nuit du 26 au 27 janvier 2016, un attentat à l'explosif a frappé Donetsk, réveillant vers 4 heures du matin tous les habitants du centre ville... La cible ? : Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine ou plus exactement sa statue le représentant au milieu de la place principale de la capitale de la République Populaire de Donetsk.
Le socle arrière de la statue a été très légèrement endommagé, quant à Lénine, il n'a même pas frissonné et continue de sourire aux habitants de la ville du haut de l'Histoire de cette terre du Donbass.
Je ne me pose pas ici en parangon du communisme ou défenseur de Lénine, mais je condamne par principe tout iconoclasme en général et en particulier celui qui est pratiqué ici par des ukrainiens qui cherchent depuis leur coup d'état du Maïdan à réécrire leur propre histoire en tentant d’effacer de leur sol mais aussi de leur identité tout leur héritage historique et culturel russe...
Ce lâche attentat démontre s'il en était besoin de la stupidité et de la haine guidant aujourd'hui ces "ukropithèques" qui rejoignent dans les égouts de l'Histoire les iconoclastes qui ont détruit les temples religieux de l'Antiquité, les bibliothèques du Moyen Age ou les musées modernes, de la Germanie ancienne à la Syrie actuelle.
Depuis leur coup d'état du Maïdan, les nouveaux maîtres de Kiev n'ont eu de cesse que de persécuter les russophones vivant en Ukraine : interdiction de la langue russe, réécriture es programmes d'histoire, interdiction du parti communiste, expulsion des médias russes, destruction des monuments de l'époque soviétique, interdiction des prénoms russes,et cette pitoyable liste est interminable, et il n'est pas surprenant de voir les fanatiques ukrops effectuer de plus en plus des alliances avec les terroristes de Daesh.
Quant aux Républiques du Donbass, que certains imbéciles veulent dépeindre comme une restauration soviétique, elles sont au contraire d'autant plus tournées qu'elles respectent et assument sans le renier leur héritage historique complexe et parfois même douloureux, appliquant avec audace la pensée de Nietzsche qui conseillait de "féconder le passé en engendrant l'avenir, tel est le sens du présent"
Lénine continuera longtemps encore a observer l'Histoire en mouvement qu'il a initié sur cette terre du Donbass.
Le Ministère de l'Intérieur de la République a ouvert une enquête concernant cette attaque terroriste perpétrée au coeur de Donetsk qui heureusement n'a fait aucune victime. les débris de l'engin explosif ont été confiés au Centre d'expertise criminelle de la République et les ouvriers municipaux se sont attelés aux premières heures de la matinée à restaurer le monument et effacer ses griffures nocturnes. L'Histoire ne retiendra donc de cet attentat dont les dégâts occasionnés sont aussi ridicules que ses auteurs, que son l'illustration symbolique de la haine, la lâcheté et la stupidité des ennemis de la République de Donetsk cherchant vainement à terroriser sa population.
Des services de santé en dessous du minimum opérationnel
En janvier, lors d'une première mission, la Délégation française pour le Donbass a découvert les problèmes des hôpitaux de Donetsk
Au cours de l'année écoulée, nous avons croisé de nombreux services sanitaires du Donbass, hôpitaux de Donetsk, postes de santé du front, infirmeries scolaires etc... tous débordés par les victimes de la guerre ou des hivers rigoureux comme par exemple avec l'épidémie de grippe mortelle qui frappe actuellement la région.
La guerre et le blocus imposés par Kiev ont frappé durement les réseaux de santé du Donbass dont les établissements sont même des cibles prioritaires des bombardements génocidaires ukrainiens, et les conditions de travail et moyens sont partout très difficiles.
Certes un dévouement sans limite du personnel continuant son service malgré les bombardements et les suspensions de salaires, une aide humanitaire importante et régulière venue de Russie permettent aux hôpitaux de continuer vaille que vaille leur mission de service public, mais c'est insuffisant ! Le problème majeur que j'ai rencontré dans les hôpitaux de Donetsk ou ceux des districts de la ligne de front, en dehors des carences salariales du personnel médical c'est une maintenance et une logistique déficiente grave. En effet les matériels des blocs chirurgicaux sont quasiment tous obsolètes voir hors service, les instrument réutilisés bien au delà des limites prescrites. Bien sûr le personnel affichant une rigueur et un professionnalisme exemplaires compensent en remplaçant, bricolant, improvisant mais sans toutefois retrouver un niveau opérationnel correcte.
Aussi des réseaux de solidarité se sont organisés pour aider à améliorer cette capacité opérationnelle des services de santé : ONG internationales, associations humanitaires mais aussi des aides individuelles qui sur le terrain apportent chaque jour leur goutte d'eau dans le fleuve de Solidarité qui apaise le feu de la guerre.
Ainsi des volontaires français dont je salue au passage l'engagement exemplaire, à partir de leurs salaires ou des dons reçus pour cela, participent modestement et régulièrement à ces aides à destination des services ou des malades, dont souvent les conditions matérielles sont alarmantes. Ainsi ce mois ci nous avons par exemple aidé pour remplacer des systèmes d'éclairage dans des hôpitaux, aidé des crèches ou acheté des béquilles à des blessés... Même si notre action est infime et parfois même critiquée par des insectes haineux rampants dans les égouts anonymes des réseaux sociaux, nous la continuerons sans relâche, car elle fait partie intégrante du combat pour lequel nous sommes venus dans le Donbass : Aider la population dans sa lutte pour la Vie et sa Liberté !
Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya
La situation sanitaire est toujours préoccupante dans le Donbass
"Victimes d’un injuste blocus dont les populations du Donbass souffrent particulièrement et qui ne peut être contourné que par le biais de la Fédération de Russie, la situation sanitaire est toujours préoccupante dans le Donbass. Malgré l’aide puissante de la Russie, les millions d’habitants du Donbass sont toujours menacés et la situation des hôpitaux est particulièrement difficile. L’aide humanitaire russe est importante mais les besoins sont gigantesques, si le fonds Rinat Akhmetov participe aussi à la survie des habitants, si la Croix rouge injecte une aide d’ailleurs presque insignifiante, s’il existe des associations qui œuvrent modestement mais efficacement sur le terrain, notamment et surtout par exemple de Tchéquie et de Slovaquie, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
L’hôpital de traumatologie de Donetsk est une clef du problème, seul hôpital spécialisé et qui s’occupe particulièrement des blessés de guerre, tant civils, que militaires (des deux camps), l’hôpital comme le répète Vadim Onoprienko doit faire face à de graves problèmes notamment par l’absence d’un budget pour remplir les missions de réparations, d’entretiens, de remplacements des équipements et des matériels. Depuis un an et demi, le personnel se démène dans cette situation dantesque. Il a fallu au personnel s’adapter à la situation de guerre, former sur le terrain les personnels, être inventif, parfois ce sont les médecins eux-mêmes qui ont mis la main à la poche pour payer le carburant des ambulances ou encore sans salaire travailler avec acharnement pour l’hôpital puisse remplir sa fonction.
Vostok France Solidarité Donbass grâce à son réseau de donateurs a remis il y a quelques jours une somme de 14 000 roubles pour l’achat de matériels, tandis que de son côté le groupe de donateurs d’Erwan Castel a versé 5 000 nouveaux roubles qui ont servi à la fin du mois de décembre à remplacer des néons et des lampes, il n’y avait aucun budget dans l’hôpital pour faire face à l’usure naturelle de toutes ces petites choses auxquelles nous ne pensons pas mais qui peuvent entraver ou gêner sérieusement le fonctionnement de l’hôpital. Grâce à l’action de communication autour de l’hôpital lancé par la plateforme humanitaire de DONi, SaveDonbassPeople, c’est déjà une somme de 29 000 roubles qui a pu être rassemblée par divers donateurs et canaux et qui a apporté une aide concrète aux populations, blessés et malades du Donbass."
Laurent Brayard, volontaire français pour l'agence DONi Press
Être soit un gentil esclave, soit un méchant rebelle !
Dans les années 30, Carl Schmitt avait pressenti l'opposition future entre une vision unipolaire du monde et par conséquence soumise à une hégémonie multiple d'un pays dominant ou le "politis" disparaîtrait dans la dictature d'une pensée unique figée et universaliste, et une vision tellurique multipolaire ou de grands ensembles territoriaux naturels continueraient, à travers les échanges entre leurs identités diverses, à évoluer vers une harmonie vivante et universelle.
Aujourd'hui la confrontation entre ces 2 "Nomos de la Terre" atteint son point culminant et de rupture, à partir duquel la destinée des peuples doit basculer soit vers une soumission ou une rébellion au système dirigé par les USA et organisé pour servir les intérêts d'une élite financière internationale amorale.
Après les guerres conventionnelles où le Nouvel Ordre Mondial s'est renforcé et étendu, sa caste dirigeante s'est ensuite lancé à la conquête des "pays non alignés" en les soumettant à des dictatures, des guerres asymétriques, des guerres économiques tout en maintenant les autres pays déjà soumis sous une occupation militaire ou une dépendance économique.
La stratégie du chaos et ses révolutions colorées renversant les régimes de l'ex URSS ou les pays arabes a bien fonctionné jusqu'au moment ou les peuples se réveillant progressivement ont finalement décidé de faire vivre réellement les leurres démocratiques agités médiatiquement pour cacher et légitimiser les coups de force réalisés par Washington.
La conséquence immédiate de ses révoltes spontanées, référendums populaires naturels, et rébellions identitaires, est d'arracher le masque de la démocratie parlementaire qui cache derrière un discours "droitdel'hommiste" hypocrite et cynique la laideur d'une dictature arrogante et partiale fondant sa pensée totalitaire et cupide sur la mauvaise foi d'un double standard grossier et stupide...
Souvenons nous, il y a 2 ans une insurrection enflammait la place du Maïdan à Kiev réclamant le départ du Président élu Ianoukovitch qui venait de décliner la proposition d'un accord économique avec l'Union Européenne qui aussitôt se rangeait du côté des putschistes en bafouant les règles fondamentales de la démocratie européenne, tout en invoquant "le droit des peuples à décider d'eux mêmes". Quelques semaines après son coup d'état à Kiev, le nouveau pouvoir "démocratique" ukrainien lance une "opération spéciale" meurtrière contre les manifestants pro-fédéralistes des régions russophones sous les applaudissements des mêmes occidentaux qui avaient validé le Maïdan... on connaît la suite.
Aujourd'hui c'est au tour de Chisinau, la capitale de la Moldavie, un pays voisin soumis à la botte corrompu de satrapes atlantistes, de s'enflammer sous la colère d'une foule de plus grande importance que celle du Maïdan, et qui réclame elle aussi le départ de son gouvernement. Mais ici, les nouveaux "maîtres du monde" pourtant officiellement parangons de la Démocratie, des Droits de l'Homme et des peuples condamnent fermement les manifestants et à en le menaçant, les appellent à revenir au calme !
De même qu'il y a au Moyen Orient de "bons" ou de "mauvais" terroristes selon qu'il servent ou pas les intérêts du Nouvel Ordre Mondial, nous observons ici également le "deux poids deux mesures" dicté par une vision unipolaire et esclavagiste. Ce double standard impose sans vergogne dans la même région, à la même époque et avec les mêmes acteurs, une analyse partiale arrogante fondée sur une cupidité et une mauvaise foi amorales, car selon que le mouvement populaire aille dans le sens ou à contre courant des intérêts de la ploutocratie internationale, les mêmes vampires comme Victoria Nuland par exemple sanctionnent la volonté du peuple soit en distribuant des bonbons aux ukrainiens ou des insultes et des menaces aux moldaves ! La crise à Chisinau, de par la position régionale proche du chaos ukrainien et avec une Transnisstrie sécessionniste explosive, est un événement important dans le réveil des peuples d'Occident lassés d'être entraînés dans une servitude dictée par une thalassocratie lointaine et anti-européenne. Cette rébellion suit de très près celle du Donbass, dans le temps et l'espace, et constitue peut-être et je l'espère un deuxième pas dans la marche des peuples européens vers la reconquête de leurs territoires naturels. L'heure du choix est arrivé ! "USA go home !"
Erwan Castel, volontaire en Novorossioya
Moldavie :
on ne fait pas une révolution contre un pouvoir pro-européen
"Les manifestations en Moldavie ne se calment pas, bien au contraire le Parlement a été momentanément envahi et les députés évacués en urgence lorsque la population a appris que, dans son dos, un nouveau Gouvernement soi-disant pro-européen avait été confirmé dans ses fonctions. Mais pourquoi ces manifestations traînent, sans résultats depuis septembre? Pourquoi les Etats Unis ont-ils fait le choix de soutenir des oligarques corrompus contre la volonté "sacrée" de la population? Allant ainsi à l'encontre de tous les discours bienpensants prononcés à propos du Maïdan ukrainien.
Suite à la ratification de l'accord d'association entre l'UE et la Moldavie, l'économie du pays a plongé, la politique sociale s'est effondrée et la corruption se porte toujours à merveille (voir notre analyse détaillée ici et ici). Les gens se sont massés dans les rues, demandent le départ de ces gouvernements "pro-européens" plus corrompus les uns que les autres, la cote de popularité des dirigeants est au plus bas. Selon l'étude faite en septembre par le centre d'analyse CBS-AXA, le Président est à 4% d'opinion favorable, le Gouvernement à 6% et la justice à 7%. Sans compter que 60% de la population soutient les mouvements de contestation et la part de population prête à entreprendre des actions radicales a grimpé à 8%.
Au moins la politique soi-disant européenne de ces dirigeants moldaves a réussi à faire l'unanimité, contre eux. Mais étrangement, la vox populi ici n'a que peu d'importance, tout le monde n'a pas droit à son Maïdan. Et surtout, sans soutien extérieur il est flagrant que des mouvements populaires ne renverseront pas le pouvoir.
Et justement à ce sujet, les Etats Unis ont fait leur choix. Si ce Gouvernement saute, c'est l'opposition "pro-moldave" qui arrive, remettant en cause l'accord avec l'UE, rétablissant des relations normales avec ses voisins, notamment la Russie. Et ça, ce n'est pas acceptable. Donc des élections anticipées ne sont pas possibles. La discussion est clause. La démocratie prend fin là où elle risque de porter atteinte aux intérêts supérieurs de la géopolitique.
Donc, V. Nulland, au nom du département d'état américain, est allée entreprendre la Roumanie, qui finalement, a décidé de soutenir le choix politique "pro-européen" de la Moldavie et l'encourage à s'engager plus profondément dans cette voie. V. Nulland ayant bien insisté sur l'importance de la stabilité gouvernementale, le message a été transmis par le Président roumain.
Le message est passé, un gouvernement ne tenant absolument pas compte des aspirations populaires a été nommé, en secret, après 36 minutes de délibérations au Parlement. Tous les députés n'ayant même pas été prévenus que le vote aurait lieu le mercredi soir et non serait discuté le jeudi comme cela devait être. La population apprenant la nomition secrète de leur nouveau Gouvernement a forcé l'entrée du Parlement et les députés ont été évacués par l'arrière, déguisés en policiers. Voici tout le poids de la légitimité de la représentation populaire.
Ensuite, le Premier ministre a été nommé au milieu de la nuit par le Président, également en secret, sans que la presse ou que la société ne soient prévenues, comme P. Philip l'avait lui-même demandé - pour plus de sécurité. A minuit, en vrac, dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 janvier, la Moldavie a un nouveau Gouvernement. C'est un grand moment de politique européenne.
Alors qu'en Ukraine, les Etats Unis et l'UE appelaient au respect de la volonté populaire, au dialogue avec l'opposition, ici les manifestants doivent se calmer, être raisonnables. Il est vrai que le pouvoir est déjà "pro-européen", ça change tout. L'opposition ne peut donc être légitime. La corruption est un argument devenu fallacieux. De plus, ici, à l'inverse de l'Ukraine, on ne voit que des drapeaux nationaux dans les manifestations. Et pour cause, elles regroupent différentes forces politiques qui ont en commun de vouloir en finir avec ce pouvoir corrompu.
Un autre aspect de la question moldave est important. Avant la nomination de Pavel Philip le 21 janvier, les analystes s'interrogeaient sur l'avenir du pays. Le poids politique occupé dans l'ombre par Vlad Plakhotniuk, oligarque mafieux, dont l'actuel Premier ministre est la marionette, ouvre la porte à un rapprochement avec la Roumanie. La Roumanie a une politique expansionniste, notamment elle veut réintégrer la Moldavie, dont une partie de la population est ethniquement roumaine. La visite de Nulland en Roumanie avant la nomination du nouveau Gouvernement a été interprétée comme donnant le feu vers à ce scénario, qui par ailleurs n'a pas l'appui de la majorité de la population. Evidemment, malgré ce "détail" de l'histoire, personne ne pourrait ici parler d'annexion, puisque la voie est européenne. Voie qui présente, en effet, l'avantage de faire entrer d'un coup d'un seul la Moldavie non seulement dans la Roumanie, mais également dans l'UE, à moindre frais sinon pour l'UE, du moins pour la communauté internationale - j'entend les Etats Unis.
Donc, le pari a été fait sur les oligarques comme Plakhotniuk , même si leur réputation est entâchée de prises de possession violente de biens ne leur appartenant pas, d'évasion fiscale, etc, comme en 2011 l'avait alors remarquée la justice britanique. Par ailleurs, il est accusé d'avoir volé 1 milliard $, soit 15% du PIB, ce qui est énorme pour le pays. Et les mouvements de masse ont commencé avec ce slogan, de rendre de milliard. Mais ici aussi, la communauté internationale fait la sourde oreille.
La situation en Moldavie confirme certaines impressions. Les mouvements de contestations populaires ne peuvent conduire à un renversement du régime en place que lorsqu'ils sont soutenus activement de l'étranger et correspondent à une stratégie géopolitique. C'est la "démocratie populaire" aujourd'hui. Et ce scénario ne peut être lancé contre un pouvoir dit "pro-européen", aussi corrompu et inefficace soit-il, car le critère pour être maintenu au pouvoir n'est pas la volonté de la population ou la confiance populaire, la source du pouvoir a été exportée. Ainsi, tout un réseau d'états marionnettes se met en place dans l'espace post-soviétique."
"Russie Politics" le 25 janvier 2016
Lire la précédente analyse de "Russie Politics" sur la Moldavie
"Le chien avait une maison, mais il a plu et la maison a brûlé"
(proverbe ukrainien)
Des femmes et des hommes de Donetsk ont été interrogés à propos des dernières rodomontades du Président Ukrainien qui déclarait vouloir reprendre le Donbass et réunifier l'Ukraine...
Tous se sont prononcés contre cette idée que la guerre a rendu utopique, avec calme et sans haine, constatant humainement et simplement que trop de sang avait coulé et que désormais la fracture était définitive et que désormais leur coeur désirait revenir battre à l'unisson avec les autres peuples slaves...
Ce micro-trottoir est édifiant et illustre bien la mentalité de ce pays minier aguerri par la Vie et l'Histoire et qui depuis 2 ans, avec noblesse et sagesse sous les bombardements quotidiens trouve encore le courage ne pas répondre à la haine par la haine...
Ce peuple exceptionnel et héroïque du Donbass doit être montré en exemple aux autres peuples d'Europe sombrant dans la morosité, l'inquiétude ou la désespérance, car il incarne le Foi et l'Espérance de notre grande civilisation multimillénaire.
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
Un précédent micro trottoir avait été réalisé autour des voeux pour la nouvelle année 2016, et son résultat concernant l'Ukraine est lui aussi révélateur d'un positionnement ferme et définitif d'une population martyrisée, mais toujours exprimé sans haine, ni xénophobie...
Source de l'article :
- Vidéo YouTube, le lien : ICI - Vidéo YouTube, le lien : ICI
"Plus je voyais de dégâts sur le peuple d'ici, et plus je savais que je devais venir ici et essayer d'aider" David Simpson...
En décembre est arrivé un nouveau volontaire étasunien, David Simpson, qui s'est aussitôt rapproché des instances gouvernementales de la République de Donetsk et de l'agence internationale DONi qui a été autorisée a diffuser en exclusivité les premiers entretiens de cet ex-officier de la CIA venu rejoindre la rébellion du Donbass contre l'agression atlantiste menée en Ukraine par les USA et leurs laquais de l'Union Européenne.
Après les premiers entretiens réalisés par le Directeur de Doni News et qui ont abordé l'aspect géopolitiques de l'ingérence étasunienne en Ukraine (voir en fin d'article), j'ai été invité par Janus Putkonen a réaliser en compagnie de Laurent Brayard une premier "entretien militaire" avec David Simpson. Cet entretien général dont vous trouverez un extrait vidéo ici aborde l'implication concrète et exponentielle des services étasuniens dans la crise ukrainienne en général et la guerre dans le Donbass en particulier..
Au cours de ce premier entretien, l'ex-officier de la CIA nous a confirmé qu'au delà d'un soutien politique et économique affiché par les occidentaux au nouveau pouvoir de Kiev, les USA avaient mis en place sur le terrain depuis l'affaire du "Maïdan" fin 2013, une intervention concrète de leurs services spéciaux, notamment de la NSA et la CIA...
Cette ingérence étasunienne incarnée par les visites de Ashton, Biden ou Brennan dès les premières mois de la crise ukrainienne, montre bien l'intérêt porté par les USA et le système libéral à cette région d'Europe, traditionnel "pivot stratégique" des confrontations historiques entre l'Est et l'Ouest. Car aujourd'hui, il est évident que la crise ukrainienne n'est pas une simple révolution ukraino-ukrainienne, comme les médias serves occidentaux ont voulu nous le présenter, ni même seulement une guerre de préemption menée une Union Européenne en souffrance de nouveaux territoires économiques à asservir. C'est une guerre par procuration menée en Ukraine contre la Russie fédérale par un système unipolaire libéral exsangue et qui cherche à retarder ainsi un effondrement sur lui-même.
Devant de tels enjeux vitaux, la ploutocratie a décidé de garder dans ses griffes l'Ukraine et ceci à n'importe quel prix y compris celui du sang ! Ainsi par exemple lorsqu'un accord est sur le point d'aboutir entre l'opposition et le gouvernement Ianoukovitch confronté à l'insurrection du Maïdan, les jours suivants, contre toute logique gouvernementale, près d'une centaine de manifestants et policiers vont être abattus par de mystérieux tireurs qui sabordent la Paix en provoquant un coup d'état sans appel pour un nouveau régime pro européen et atlantiste. La perte de la Crimée et le soulèvement fédéraliste de la Novorossiya incite les USA a engager une guerre terroriste contre les populations russophones d'Ukraine, on connaît la suite : plus de 10 000 tués, un territoire détruit et des centaines de milliers de victimes, blessées, déplacées, sans compter les destructions des infrastructures...
Qui étaient les tireurs du Maïdan qui ont permis de provoquer un coup d'état violent ? Des éléments incontrôlés ou plutôt des agents étrangers provocateurs ?
David Simpson a confirmé que les agents des services étasuniens sont présents en Ukraine et depuis le début de la crise :
- En tant que conseillers civils ou militaires, dans des missions d'assistance au sein des Ministères ukrainiens.
- En tant qu'instructeurs militaires, dans des missions de formations tactiques au sein des camps d'entrainement militaires.
- En tant que techniciens, accompagnant les livraisons de matériels spécialisés de l'OTAN délivrés en Ukraine.
Dans la guerre menée par Kiev contre le Donbass, l'implication croissante des agents et des militaires américains est également de plus en plus importante jusque sur la ligne de front...
- En tant que cadres ou spécialistes au sein des Sociétés Militaires Privées de type "Blackwater" financées et dirigées par la CIA.
- En tant que spécialistes des ressources de renseignement mises à la disposition de l'ATO (satellites, radars et télécommunications)
- En tant que conseillers militaires présents dans les cellules de commandement des états-majors.
"Contractor" anglophone surpris par des journalistes à Mariupol, ville occupée par les "ukrops"
Selon David Simpson on peut estimer à environ 3000 l'effectif total des personnels étasuniens déployés sur le territoire ukrainien pour soutenir, encadrer et contrôler les différents services de sécurité de Kiev... Abordant les actions de combat menées éventuellement sur le terrain, David Simpson a confirmé la forte probabilité d'opérations spéciales menées directement par le commandement des opérations spéciales étasunien comme par exemple l'assassinat du Commandant de la Brigade Prizrak, Alexei Mozgovoï. En effet selon lui, les renseignements nécessaires à la préparation d'une telle opération, le mode opératoire conforme à ceux de l'OTAN utilisé, et la réussite de l'exfiltration du commando par exemple, laissent à penser une implication de ressources techniques et humaines que seuls les services étasuniens sont aujourd'hui en mesure de déployer en territoire contrôlé par les forces républicaines.
Cette implication étasunienne est également présente jusque dans la préparation de l'armée ukrainienne à une nouvelle et future offensive sur le front du Donbass. Outre les accords permettant de fournir l'Ukraine en armement et matériels militaires de plus en plus offensifs, l'OTAN se positionne de façon quasi permanente sur le territoire de ce pays "non intégré mais allié" de l'organisation militaire sous commandement étasunien qui a défini la Russie comme son principal ennemi.
Ainsi des manœuvres et exercices militaires qui se déroulent depuis le début de la crise ukrainienne en mer Noire ou dans l'Ouest de l'Ukraine. Ces dernières constituent non seulement une véritable provocation vis à vis de la Russie, une mise en oeuvre à grande échelle de la coopération militaire entre occidentaux et ukrainiens, mais aussi et surtout la construction d'une réseau logistique stratégique pour une éventuelle intervention militaire en Ukraine (reconnaissance, voies et dépôts d'approvisionnement, implantation de réseaux de télécommunications et radars, zones d’atterrissage et d'héliportage etc...)
De fait, nous voyons aujourd'hui une armée ukrainienne qui ne s'étant pas encore relevée de ses défaites passée, cherche de nouveaux modes opératoires plus performants auprès de ses mentors étasuniens quitte à se soumettre progressivement à l'image de l'appareil politique et économique du pays à leurs procédures, à leur contrôle et même directement à leur commandement....
Plus que jamais, l'Ukraine est devenu le 51ème état nord américain...
Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya
Pour DONi Press, le 25 janvier 2016, à Donetsk
Merci à David Simpson d'avoir courageusement rejoint la cause du Donbass et de se mettre au service de la Liberté et de la Vérité.
Les précédentes interviews réalisées par Janue Putkonen pour DONi Press :
Ancien officier de la CIA venu des USA pour se joindre à la défense du Donbass
"Le nouveau, et intéressant, volontaire international dans le Donbass, ancien officier de la CIA venu des États-Unis, David "Dave" Simpson, a donné samedi une interview exclusive à l'Agence DONi News. Il a expliqué les raisons pour lesquelles il était passé du côté de la République populaire de Donetsk, et ce qu'il avait vu au-delà et autour de la guerre du Donbass. La première interview vidéo a été enregistrée dans les bureaux de l'Agence DONi News, et la deuxième près de l'aéroport de Donetsk.
"Plus je voyais les dollars des taxes américaines dépensés pour bombarder un peuple, pour tuer des gens ici, et pas seulement ici, en Afghanistan, en Irak – partout dans le monde, c'est devenu le modèle d'affaires américain d'exporter la mort et la destruction, plutôt que quelque chose de productif et qui aide les gens. Et plus je voyais de dégâts sur le peuple d'ici, et plus je savais que je devais venir ici et essayer d'aider," a indiqué Simpson.
"Ce que nous voyons ici est une destruction très similaire à ce que vous pouvez voir lors d'une grande guerre mondiale, des pâtés de maisons entiers détruits, des commerces détruits, ce sont des vies, des personnes, ce ne sont pas juste des bâtiments et des structures, c'est les vies des gens qui sont totalement détruites," a rapporté Simpson à propos de ses premières impressions sur Donetsk.
Alors que les balles volent près de nous, l'ancien officier de la CIA a déclaré: "Si vous regardez tout cela, tout cela a été payé par les dollars de nos taxes, chaque vendredi, ou deuxième vendredi du mois, les dollars de vos taxes, et de mes taxes payent pour cette destruction. C'est ce qui finance tout cela. Toute l'horreur, la tragédie, le sang, toute cette souffrance – c'est financé par mon pays et par l'Occident. C'est une tragédie terrible, un désastre humanitaire," a indiqué Simpson.
L'ancien officier de la CIA, qui a récemment déménagé dans le Donbass de manière permanente, est totalement prêt à aider la jeune République et les officiels de la RPD avec toute son expérience professionnelle et légale."
Interview par: Janus Putkonen, Rédacteur en chef de l'Agence DONi News
23 janvier 2016, ville de Donetsk
Traduction depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir
Sources de l'article
- Vidéo YouTube de l'entretien, le lien : ICI (Entetien avec Erwan)